Stats 2013

Étudiante aux lunettes écrivant des équations mathématiques au tableau noir

Parmi les vices du blogueur, il y a la consultation des stats… Je n’y échappe pas et, régulièrement, je regarde, avec une certaine fascination je vous l’accorde, les informations que me retourne mon compte Google Analytics.

Même si je sais que plusieurs d’entre vous surfent derrière des proxies, ou utilisent le réseau Tor et ses routeurs en couche, ou encore différents VPN avec plusieurs adresses IP, globalement Google Analytics me donne une idée approximative du nombre de personnes qui viennent sur ce blog.

Pour l’année 2013, le blog a reçu 149 485 visites, contre 188 572 en 2012 et 135 351 en 2011. Le nombre de billets variant d’une année sur l’autre, le nombre de visites divisée par le nombre de billets me semble être l’indicateur le plus pertinent:

2013:  149 485 visites pour 58 billets, soit 2 577 visites par billet

2012:  188 572 visites pour 79 billets, soit 2 387 visites par billet

2011:  135 351 visites pour 50 billets, soit 2 707 visites par billet

2010:  126 040 visites pour 65 billets, soit 1 939 visites par billet

2009:  103 767 visites pour 113 billets, soit 918 visites par billet.

Début 2012, dans le billet « Stats 2011« , j’avais choisi le nombre de visiteurs uniques divisé par le nombre de billets, ce qui m’apparaît maintenant moins pertinent.

En 2013, vos adresses IP indiquent une provenance de 140 pays, ce qui ne lasse pas de m’étonner et me permet de voyager virtuellement dans le monde entier ou presque.

Vous avez été 46% à me lire sous Firefox, 28% sous Chrome, 9% sous Safari et 8% sous IE… A noter que 2 visites ont été faites avec un navigateur tagué « Nintendo 3DS browser » 🙂

Côté systèmes d’exploitation, vous êtes 63% sous Windows, 14% sous GNU/Linux, 10% sous Mac, 7% sous iOS et 6% sous Android. Là aussi, dans les curiosités, je note le passage d’une visite taguée sous BeOS et d’une autre sous Xbox…

Pour les définitions d’écran, c’est le grand bazar avec 401 définitions différentes, merci les mobiles. 4 635 visiteurs utilisent un écran 768 x 1024 et 4 291 un écran 320 x 480. Les opticiens ont un bel avenir devant eux. Je note 89 visites avec  l’inénarrable 0 x 0 et une visite avec un 40 823 x 1024… Toutes les stats ne sont pas bonnes à prendre.

Les webmasters le savent, on peut souvent connaître la source du clic qui vous amène ici, c’est-à-dire la page qui précède celle où vous lisez ce billet. En 2013:

– 55 015 sont venus directement (via un favori ou une saisie directe de l’URL)

– 33 392 via une recherche Google (le plus souvent en tapant « zythom »)

– 17 844 via Twitter

– 2 959 via Netvibes

– 2 802 via Feedly

– 854 via Facebook

Le réseau social de la blogosphère fonctionne toujours, avec

– 10 768 visites via maitre-eolas.fr

– 2 395 via boulesdefourrure.fr

– 2 348 via sebsauvage.net

– 848 via Ma petite parcelle d’Internet (Sid, si tu me lis…)

– 801 via Korben.info

– 599 via La plume d’Aliocha

– 264 via maitremo.fr

Que mille pétales de roses parfument leurs claviers…

Grâce aux moteurs de recherche, je sais que vous écrivez mon pseudo majoritairement « zythom », mais aussi zithom, zethom, zython, zyhtom ou zhytom 🙂

Vous êtes 47 inscrits à la liste de diffusion par email des billets du blog, la plupart s’étant inscrit en 2013.

En 2013, le pic de visite a eu lieu le mercredi 3 juillet avec 2 606 visites, suivi du jeudi 12 septembre avec 2 594 visites. A chaque fois il s’agit d’un tweet de Maître Eolas ! Que mille serveuses irlandaises nues lui apportent une pinte de Guinness (vidéo)…

Les billets les plus lus sur l’année 2013 ont été Cracker les mots de passe (8418 visites), Je suis trop faible (5955) et In memoriam (5835). Le billet le plus lu du blog, depuis sa création en 2006 est Le plein de pr0n du 18 avril 2012 avec 16 404 visites à ce jour, suivi de GPS avec 13 752…

Quelles sont les leçons que je tire de ces statistiques: aucune. Je continue à écrire pour moi, parce ce que cela me fait du bien, surtout quand j’ai besoin de m’exprimer et que je ne veux pas faire souffrir mon entourage.

Je terminerai ce billet avec la même citation qu’en 2012:

« Les statistiques, c’est comme le bikini. Ce qu’elles révèlent est suggestif. Ce qu’elles dissimulent est essentiel. » (Aaron Levenstein)

Allons toujours à l’essentiel !

Ensemble, avec Vous et pour Tous, continuons !

Illustration satirique : foule avec drapeaux face à orateur, texte sur le pouvoirJe parle assez peu de mon activité de conseiller municipal sur ce blog, alors qu’elle occupe de plus en plus de mon temps libre, surtout en ce moment avec la préparation des élections municipales de 2014.

J’ai toujours été intéressé par les événements de ma commune. Je suis lecteur assidu du journal communale et j’assistais épisodiquement à différentes manifestations plus ou moins folkloriques.

Jusqu’au jour où un voisin qui travaillait à la marie m’a incité à assister à un conseil municipal. Tout à mon ignorance, je lui ai répondu « Ah bon, c’est public? »… Et dès le mois suivant, je me retrouvais assis dans les rangs du public, enfin du public, plutôt à côté d’un tondu et d’un pelé, assistant à mon premier conseil municipal.

Depuis, le virus ne m’a pas quitté, et quand il a fallu trouver des bénévoles pour aider à tenir les bureaux de votes supplémentaires (la population de la commune est en forte croissance), un conseiller de l’époque m’a foncé dessus en me disant: « puisque je vois que vous êtes toujours dans les rangs du public, je vous propose de m’aider à tenir le bureau de vote ».

Tenir un bureau de vote, c’est être au cœur de la vie de notre démocratie. Mais c’est aussi de longues heures d’attente comblées par des discussions sur tous les sujets du moment. Ce qui fait que lors des dernières élections municipales, le candidat principal est venu me trouver pour compléter sa liste. Je me suis donc retrouvé antépénultième sur sa liste (lire ce billet). Normalement, je n’aurais pas du être élu. Sauf qu’il n’y a pas eu d’autres listes face à nous…

Cette fois, pour les élections de 2014, c’est avec un bilan de 5 années de travail comme conseiller municipal que je m’apprête à participer à l’ensemble de la campagne électorale. C’est une découverte pour moi.

Tout d’abord, le maire sortant ne se représente pas, ayant passé plus de 30 ans à gérer sa commune et atteint un age respectable. Il sait qu’il faut passer la main et ne pas faire le mandat de trop. Il passe le relais à son 1er adjoint qui est, me semble-t-il, très bien préparé à son futur rôle de 1er magistrat de la commune (s’il est élu). Il a donc fallu constituer une liste avec tous les conseillers qui souhaitent repartir pour 5 années de travail, et compléter la liste (car tous ne souhaitent pas repartir) avec des « petits » nouveaux.

Ma commune fait environ 5500 habitants et jouxte une ville très dynamique. La campagne municipale qui s’annonce, avec le départ du maire historique local, sera à l’image de la commune: dynamique! C’est-à-dire qu’il y aura plusieurs listes qui vont s’affronter, et un futur conseil municipal avec une opposition, ce qui est une bonne chose.

Pour l’instant, sauf dans les grandes villes où les monstres politiques sont déjà en action, notre équipe (et celles de nos futurs concurrents) travaille discrètement et construit le programme. C’est une phase intéressante où de nombreuses idées sont exprimées, ce qui est très important surtout dans une liste quasi apolitique. Comme la liste est constituée majoritairement de conseillers sortants, nous partons des projets en cours et du bilan pour nous projeter sur l’avenir de la commune, ses difficultés et ses atouts.

Parallèlement au programme, il faut s’intéresser également à la « tactique » de campagne: quand présenter la liste au public, quand commencer les premières réunions publiques et sur quels thèmes du programme, quel slogan choisir, quelles affiches imprimer. Il faut également écrire les courriers, préparer le site internet, décider des outils technologiques, etc. Sachant que dans notre cas, il n’y a pas de conseiller en communication et que toutes les dépenses se font sur notre argent personnel.

J’assiste également aux manœuvres des listes adverses, aux tentatives d’espionnage, de débauchage de membres de la liste. J’ai ainsi été approché pour faire parti d’une autre liste, ce que l’ai refusé poliment. C’est le bal des hypocrites 😉

Tant que ce n’est pas le bal de ardents

Chaque mois nous nous réunissons avec des taches à faire, des sujets à trancher, des discussions à avoir. A chacun son travail, même si parfois, cela tient un peu de la « bricole ». Moi, par exemple, je m’occupe du site internet… Je sais réserver des noms de domaine (check), je sais choisir des hébergeurs (check) et gérer les boites aux lettres du domaine (check), mais quant au choix du design du site, c’est une autre histoire… J’en suis à tester différents modèles tous prêts pour me faciliter la tâche!

Et début 2014 commencera la saison du combat politique: les réunions publiques et les confrontations d’idées! Pour un timide compulsif comme moi, additionné d’une once d’agoraphobie, la période s’annonce difficile. Pensez-y avant d’envoyer une tomate sur l’orateur 😉

Ensuite la liste sera déposée officiellement, avec une alternance stricte homme/femme. A ce moment là, je saurai en quelle position je suis, et je verrai si j’ai une chance d’être élu, puis d’être adjoint ou simple conseiller. 

Une chose me rend plus fort que bon nombre de mes concurrents: je n’ai aucune ambition. Si je ne suis pas élu, je serai ravi d’être dans l’opposition, même assis dans les rangs du public. La critique, c’est bien aussi. Et puis, c’est plus facile 😉

Si je suis élu ET adjoint, je pourrai peut-être célébrer avec fierté le premier mariage homo de la commune ! Si je suis élu, je ferai en sorte que nul vote électronique ne vienne semer le doute dans notre démocratie locale. Si je suis élu, j’essaierai d’accueillir chaque nouvelle personne qui s’installe sur la commune comme il se doit. Si je suis élu, je continuerai à lutter contre l’insolence des riches. Si je ne suis pas élu, je continuerai quand même à consacrer un peu de temps pour les moins chanceux d’entre nous (lire aussi ce billet). Si je suis élu, j’espère pouvoir enfin aller serrer la main des gens du voyage.

N’oubliez pas d’inciter les jeunes à s’inscrire sur les listes électorales avant le 31 décembre, et dites leur de voter! En attendant, je serai toujours ému par les réactions des gens dans un bureau de vote (lire aussi ce billet).

Quand je serai plus vieux, j’enlèverai mon béret devant l’urne de vote.

Votez pour moi !

GERME

Portrait d'un homme barbu aux cheveux longs, regard pensifDepuis trois ans, je suis une formation au management. Comme beaucoup d’ingénieurs, j’ai toujours privilégié la connaissance et la compétence technique au détriment des autres qualités que doit avoir un bon « chef d’équipe ». Le travail en équipe et l’animation d’équipe ne m’ont pas été enseignés lors de ma formation initiale maintenant lointaine. Et après 30 ans d’immersion dans la technique, il était temps de retourner à l’école, pour corriger ce que j’avais pu apprendre « sur le tas ». Le management en fait partie.

Je suis allé voir la personne en charge des ressources humaines dans mon entreprise et elle m’a conseillé de prendre contact avec une animatrice de ce formidable organisme qui s’appelle GERME.

Késako ?

GERME est une association loi 1901 qui est née d’une initiative de membres et d’animateurs de l’Association Progrès du Management (APM) en 1992 qui ont souhaité une approche de perfectionnement au management des entreprises pour leurs cadres de direction. L’association GERME a finalement été créée fin 1997 et constitue le réseau de référence pour les managers qui veulent développer et mettre en œuvre de nouvelles compétences en management. l’acronyme GERME signifie d’ailleurs Groupes d’Entraînement et de Réflexion au Management des Entreprises.

Les managers adhérents à GERME progressent et se développent par la formation, les mises en situation et le partage d’expériences au sein de groupes présents sur tout le territoire français, les Antilles et la Belgique. Chaque groupe compte de 15 à 20 cadres de direction qui se réunissent 8 fois par an pour suivre un cycle de formation, pilotés par des animateurs formés à la pédagogie GERME.

C’est pour moi l’occasion de prendre un peu de recul par rapport à la pression du travail, à l’urgence des problèmes que je rencontre au quotidien dans mon entreprise. C’est surtout pour moi un lieu d’échanges en confiance. En effet, quoi de mieux que de rencontrer des personnes d’autres entreprises, ayant des responsabilités similaires, mais dans des métiers très différents, et de pouvoir se confier à eux, de pouvoir parler de ses propres faiblesses, erreurs et défauts en étant écouté sans se sentir jugé.

Une fois par mois, sur 8 mois sélectionnés judicieusement pour que tout le monde puisse participer, je rencontre des personnes qui sont devenues pour moi des camarades de galère, que je connais maintenant mieux que leurs collègues de boulot, et nous suivons une journée de formation animée par un conférencier sélectionné par le réseau GERME, sur un thème que nous avons collectivement choisi. Les thèmes se regroupent dans 4 axes pédagogiques: le manager et le monde, le manager et son entreprise, le manager et son équipe, et enfin le manager lui-même…

Pour vous donner une idée, voici quelques unes des formations que j’ai suivies depuis 2011:

– Comment gérer les personnalités difficiles ?

– Comment motiver son équipe ?

– Comprendre et manager la génération Y

– Anticiper et accompagner le changement

– L’attitude intérieure positive

– Prendre la parole en public et rester zen

– L’intelligence émotionnelle

– Comment mieux gérer son stress ?

– Humour et management

– Conduire le changement

– Décrypter la gestuelle pour rendre plus efficace sa communication

– La communication de crise, quelles relations avec la presse ?

– L’art de la répartie : comment réagir en toute situation ?

– Équilibre vie professionnelle vie privée

A chaque fois, le conférencier anime la journée en alternant présentation, mise en situation, exercices pratiques, échanges entre apprenants, etc.

Cela permet de recevoir des connaissances en provenance d’un professionnel expérimenté, de pouvoir les discuter et se les approprier, et surtout de confronter « entre nous » les expériences – bonnes ou mauvaises – des uns et des autres. Qui n’a pas eu à gérer une réunion houleuse, une personne qui réagit de manière désagréable, des problèmes d’ego ou un conflit au sein de son équipe de travail ?

J’apprends beaucoup sur moi-même au cours de ces formations. Elles ont contribué – j’espère – à améliorer mon contact avec les autres, que ce soit dans mon univers professionnel où l’on est parfois prompt à critiquer l’interface chaise-clavier, dans ma gestion des réunions d’expertise où l’écoute est importante ainsi que la bonne gestion de crise, ou dans ma tache de conseiller municipal, je pense en particulier à l’animation des réunions publiques.

Les valeurs GERME, sur lesquelles travaillent tous les adhérents, sont les suivantes: Progrès, Respect, Ouverture, Confiance, Humilité et Ensemble (PROCHE). Elles illustrent bien le mode de fonctionnement du groupe GERME auquel j’appartiens. Elles permettent de développer et mettre en œuvre de nouvelles compétences en management. Elles permettent d’apprendre à se connaître pour accepter ses limites et renforcer ses points forts.

En septembre 2013, il y avait 87 groupes GERME réunissant 1310 adhérents. Les groupes accueillent des cadres de direction associés à la réflexion et aux décisions stratégiques: cadres en responsabilité d’équipes, cadres en responsabilité transversales et parfois des dirigeants de TPE. Les adhérents sont accueillis dans un groupe en veillant à la diversité des fonctions et à la non-concurrence des entreprises représentées. Vous trouverez plus d’informations sur le site de l’association. N’hésitez pas à entrer en contact avec un animateur proche de vous ou directement avec l’équipe d’accueil de l’association. Les formations sont prises en charge par votre entreprise.

J’avais beaucoup d’idées reçues sur le management, principalement par méconnaissance. J’imaginais que certaines personnes avaient une sorte de qualité naturelle innée de « leader » charismatique, ou d’autres l’insupportable comportement de « petits chefs ». Je pensais que les cours de management consistaient en un ensemble de « trucs » pour manipuler les gens et en augmenter la productivité. J’avoue être allé un peu à reculons aux premières formations, moi le scientifique pur cru.

Au final, j’apprends à être plus ouvert, responsable, engagé, en constant perfectionnement, capable de comprendre mon environnement avec du recul, acteur et diffuseur de progrès au sein de mon entreprise, et acteur du changement.

Mes collègues ont constaté le changement. J’ai pu apprécier mon évolution dans la conduite des réunions d’expertise judiciaire. Même les étudiants sentent que j’ai changé en mieux. Même mes enfants…

Il me reste à mettre tout cela en pratique avec les élections municipales qui s’annoncent…

J’en parlerai sûrement ici.

En vrac

Coccinelle rouge perchée sur une graine de pissenlit blanc

#0

C’est la première année où je vais effectuer plus d’expertises privées dans le cadre de mon activité free-lance (lire ce billet) que d’expertises judiciaires. Un signe de l’âge des temps ?

#1

J’ai une sœur formidable qui a repris le flambeau de mes parents (tous les deux instituteurs) : elle est professeur des écoles en maternelle dans une ZEP. Comme ce billet décrit exactement son travail, je vous en recommande la lecture.

#2

Je suis toujours en train de passer des entretiens pour voir ce que je vaux sur le marché du travail. Négatif côté ANSSI (dommage, j’aurais aimé travailler avec des roxors), négatif côté Google, négatif pour l’instant côté EADS… Je continue ma crise de la cinquantaine en cherchant tranquillement. Mais je ne me fais pas trop d’illusion: beaucoup de structures préfèrent investir dans la jeunesse pas trop chère. Alors, je réfléchis de plus en plus à développer mon activité d’indépendant pour voir si je peux sauter le pas (voir point #0). Encore faut-il en avoir le courage !

#3

Mon utilisation de Twitter a sensiblement évolué : je poste de moins en moins de tweets et devient de plus en plus un lecteur passif des conversations des autres. C’est assez frustrant. Mais j’ai de moins en moins de choses à dire et toujours autant de choses à apprendre. C’est ainsi. N’hésitez pas à me suivre (@Zythom), vous êtes sur de ne pas voir votre TL floodée… Par contre, je vous préviens, je RT des tweets qui peuvent être vieux de la veille, voire de plusieurs jours 😉

#4

Le blog en version anglaise/américaine se développe. Je remercie tous les traducteurs bénévoles pour leur travail. Il y a au moins cinq billets dans les tuyaux à paraître bientôt. Il ne me reste plus qu’à trouver un Maître Eolas américain qui me prendrait dans sa blogroll sous son aile…

#5

Le billet précédent, intitulé « je suis trop faible« , a fait réagir beaucoup de monde, en commentaire ou par email. Je vous remercie tous ! J’espère ne pas avoir inconsciemment abusé du procédé rhétorique qu’on appelle chleuasme, mais vos messages d’encouragement m’ont fait du bien: vous êtes mon groupe de soutien 🙂

#6

Côté « défis des potes« , le prochain est une participation au marathon de Jersey dans 16 jours. Je cours un relais de 7,5 km dans une équipe de 5… Je déteste courir, j’ai mal partout depuis une semaine que je m’entraîne. Mais c’est toujours pour la bonne cause, pour lutter contre le crabe.

#7

Dans six mois se dérouleront les élections municipales. J’en parlerai peu sur ce blog, mais je postule pour repartir pour une nouvelle mandature de conseiller municipal. Et peut-être comme adjoint au maire cette fois. On verra bien, car contrairement à la dernière fois, il y aura une ou plusieurs listes face à nous. En tout cas, les coups bas ont déjà commencé avec des accusations mensongères dans la presse o_O. Welcome IRL.

#8

Côté pro, la rentrée des étudiants s’est bien passée. Les dégâts liés à l’incendie de la mi-août ont été réparés. J’ai fini mes cours et TD de présentation des systèmes informatiques et techniques. J’aime bien remettre pendant une semaine ou deux ma vieille casquette de professeur, mais je préfère quand même me concentrer sur la maintenance et le développement des systèmes de l’école.

#9

Les enfants grandissent et m’apportent joie, fierté et amour. J’en parlerai de moins en moins sur ce blog pour les laisser développer leur propre vie numérique et respecter leur vie privée. Un pseudo ne cache pas grand chose. Je verse quand même une petite larme en pensant à l’un de mes premiers billets, écrit en 2006, et qui expliquait pourquoi j’ouvrais ce blog. La petite fille de 12 ans dont je parlais alors est en étude de médecine maintenant…

#A

Je n’ai pas encore pu faire le saut en parachute que mes amis m’ont offert cet été pour mes 50 ans. J’ai dépensé tout l’argent pour profiter des vacances avec ma femme et mes enfants. On ne vit qu’une fois et maintenant la cigale mange des pâtes… Mais je ne désespère pas le faire en 2013. J’ai choisi de faire au moins le premier saut des six sauts prévus dans une PAC. Pour l’instant, je regarde les autres le faire en vidéo. Vivement que je puisse m’élancer, tenu à bout de bras par un instructeur !

#B

J’avance très doucement sur mon retour dans les réseaux de neurones. Je passe trop de temps avec mon fils sur Xbox360 sur les différents Call of Duty… Il me reste deux enfants à la maison, j’essaye d’en profiter au maximum sans les envahir. Après, il sera trop tard ! Et je pourrai toujours revenir sur mes rêves de chercheur dans cinq ans. Stay tuned.

Si vous avez cliqué sur tous les liens de ce billet, vous avez ma considération distinguée 😉

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Source photo JSBG : les animaux sautent aussi en parachute…

Tome 4

Couverture verticale du tome 4 : Zythom, informaticien expert judiciaire

Après pas mal de rebondissements, le tome 4 du blog est enfin prêt 🙂

Le bébé fait 242 pages et le papa se porte bien…

Vous le trouverez au format papier pour un prix modique chez mon éditeur (cliquez sur le lien). Il agrémentera avec élégance votre bibliothèque, ou fera l’objet d’un cadeau original pour vos parents et vos amis 😉

C’est une autre façon de lire le blog et de le faire partager.

Parce que j’aime l’esprit de partage qui règne sur internet, il est également disponible sans DRM dans les formats suivants (cliquez pour télécharger) :

Pdf (2166 Ko)

Epub (278 Ko)

Fb2 (543 Ko)

Lit (413 Ko)

Lrf (532 Ko)

Mobi (578 Ko)

Papier (242 pages 😉

Bien sûr, les tomes précédents sont encore disponibles, en format papier ou électronique sur la page publications.

Avertissements :

Les habitués du blog le savent, mais cela va mieux en l’écrivant: la
publication des billets de mon blog, sous la forme de livres, est
surtout destinée à ma famille et à mes proches. C’est la raison pour
laquelle j’ai choisi la démarche d’une autopublication. J’ai endossé
tous les métiers amenant à la publication d’un livre, et croyez moi, ces
personnes méritent amplement leurs salaires! Mise en page, corrections,
choix des titres, choix des couvertures, choix du format, choix des
polices de caractère, marketing, numérisation, etc., sont un aperçu des
activités qui amènent à la réalisation d’un livre. Je ne suis pas un
professionnel de ces questions, je vous prie donc de m’excuser si le
résultat n’est pas à la hauteur de la qualité que vous pouviez attendre.
Le fait d’avoir travaillé seul (avec Mme Zythom-mère pour la relecture, merci à
elle), explique aussi le faible prix de la version papier pour un livre
de 242 pages.

Je me dois également, par honnêteté envers les acheteurs du livre, de
dire que les billets en question sont encore en ligne et le resteront.
Les billets sont identiques, à part les adaptations indiquées ci-après.

Le passage d’un billet de blog à une version papier nécessite la
suppression des liens. J’ai donc inséré beaucoup de « notes de bas de
page » pour expliquer ou remplacer les liens d’origine. Dans la version
électronique, j’ai laissé les liens ET les notes de bas de page. Je vous
incite à lire les notes de bas de page le plus souvent possible car j’y
ai glissé quelques explications qui éclaireront les allusions
obscures.

J’espère que ce tome 4 vous plaira. En tout cas, je vous en souhaite une bonne lecture.

Mariage pour moi

Dessin illustrant deux mariées en robes blanches se tenant les mains avec texte « Le mariage pour tous ! »Il me semble possible d’écrire ici un billet d’opinion, sans que cela ne provoque l’ire de mes lecteurs habituels qui savent que ce blog est un blog personnel.

Depuis plusieurs mois, je vois passer des messages enflammés sur le sujet d’un projet de changement législatif sur le mariage civil. Bien que n’ayant pas étudié le futur texte législatif, j’ai ma propre opinion sur le sujet, et j’espère naturellement voir mon pays évoluer dans ce sens.

Tout d’abord, rappelons quelques données pour tenter d’éclairer un peu le terrain qui m’intéresse :

– d’après la déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, « à partir de l’âge nubile, l’homme et la femme, sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion, ont le droit de se marier et de fonder une famille. Ils ont des droits égaux au regard du mariage, durant le mariage et lors de sa dissolution ».

– en France, la loi du 20 septembre 1792 instaure le mariage civil, enregistré en mairie. Le mariage civil devient alors la forme légale du mariage. Le mariage religieux, qui n’a pas de valeur légale, reste un choix individuel. Dans la majorité des cas, les deux cérémonies civile et religieuse sont effectuées. (source Assemblée Nationale)

– selon Wikipédia, et la rédaction de l’article me satisfait : « L’homosexualité est le désir, l’amour, l’attirance ou les relations sexuelles entre personnes de même sexe, selon une perspective comportementaliste ou empirique. C’est également un goût, une orientation sexuelle, selon une perspective psychologique ou sociologique. L’homosexualité fait partie de la sexualité humaine mais aussi animale.
Parmi les personnes ayant une part d’homosexualité, on établit des distinctions. Une femme lesbienne ou un homme gay est exclusivement attiré par une personne de même sexe. Un homme bisexuel ou une femme bisexuelle est aussi attiré par une personne de sexe opposé. Aujourd’hui, ces personnes sont parfois désignées sous les termes de communauté homosexuelle, ou LGBT (qui comprennent également les hommes trans et les femmes trans).
 »

Ce qui m’intéresse ici, ce sont des comportements sexuels différents du mien. Il existe des manière d’aimer très différentes de la mienne, qui me choquaient quand j’étais adolescent et sur lesquelles mon opinion a beaucoup évolué. Aujourd’hui, je trouve normal que deux femmes ou deux hommes puissent s’aimer et l’afficher au reste du monde.

Pour moi, le mariage (civil) représente la manière la plus simple de montrer à la communauté, et en particulier à l’État qui en codifie les règles, que l’on souhaite construire quelque chose ensemble dans la durée.

Je suis intimement persuadé qu’un couple est plus fort que la simple addition de ses forces. Il y a quelque chose de plus dans le travail en équipe qui permet d’être plus performant. A deux, on construit plus vite, plus haut, plus fort (Citius, Altius, Fortius).

Et par construction, j’entends aussi bien la réalisation d’un projet immobilier que l’éducation d’un ou plusieurs enfants. L’amour n’est pas comme un gâteau dont les parts diminuent en taille quand elles augmentent en nombre. On peut aimer autant un être, deux êtres, trois êtres et plus encore (j’ai trois enfants et une femme que j’aime immensément). Un couple de gai(e)s peut éduquer avec autant de réussite un ou plusieurs enfants qu’un couple de non gai(e)s. Je ne vois pas en quoi l’apprentissage et le développement des facultés physiques, psychiques et intellectuelles seraient liés à l’orientation sexuelle des professeurs.

Il y a bien une chose qu’un couple de personnes de même sexe ne peut pas faire en système fermé : la reproduction. Et alors ? C’est plutôt triste un couple infertile qui souhaite avoir des enfants. Il me semble d’ailleurs que pour aider ces couples, la société a eu l’idée de l’adoption et de la procréation médicalement assistée. Attention, je ne dis pas que tous ces concepts sont simples et ne posent pas des problèmes éthiques, technique et légaux. Je dis simplement que ces problèmes me paraissent indépendants de la pratique sexuelle des parents.

Il est d’ailleurs intéressant de regarder ce qui se passe ailleurs, parfois simplement chez nous, mais loin. Par exemple en Polynésie avec l’adoption FA’A’AMU. En Polynésie l’enfant est roi, et ses parents ont pour tradition, s’ils ne peuvent pas lui assurer un avenir serein, de le confier à la famille, à des amis. Lire à ce sujet ce billet très intéressant.

Non, vraiment, je ne vois pas au fond de moi une résistance à ce que les couples de gai(e)s puissent s’aimer, se marier, avoir des enfants, des petits-enfants, construire une famille, divorcer, se remarier…

En tant que père, je ne souhaite que le bonheur de mes enfants. Et en tant que conseiller municipal, j’accepterai avec grand plaisir de les marier à la personne de leur choix, sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion. Ou le sexe.

Prochaine étape: le mariage des polyamoureux.

Citius, Altius, Fortius…

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Source image Blog de Laurel (avec son aimable autorisation)

Résolutions 2013

Bonhomme de neige avec bonnet rouge de Père Noël sur une plagePresque chaque année, je fais un bilan des résolutions prises l’année précédente pour voir ce que j’ai réussi à tenir et ce qui a été, ma foi, un vœu pieu.

Je m’appuie donc sur mon billet de l’année dernière et commence par les résolutions 2011 non tenues et reportées sur 2012 :

– acquérir une paire de lunette vidéo 3D.

Toujours pas. J’attends chaque année avec impatience la sortie de cette IHM, sorte de Graal pour moi, à un prix raisonnable. Il y a bien quelque chose qui m’intéresse, mais encore trop cher pour me faire craquer. 2013 devrait être l’année de sortie des lunettes « Project Glass » de Google, et aussi celles de Microsoft, ce qui devrait booster un peu ce secteur. On verra bien !

– arriver à faire fonctionner cette $#%µ& régulation de chauffage au
boulot.

Ça y est, le chantier a démarré in extremis en novembre 2012 et devrait me permettre de garantir à tous les étudiants et au personnel des températures correctes pendant l’hiver, ainsi que l’été. Je pense que je ferai un billet complet sur la GTB, tant le sujet est passionnant.

– m’intéresser de plus près aux outils des Pentesters.

J’ai pu assister avec bonheur au SSTIC de Rennes et y apprendre une foultitude de choses. Mais c’est quand même un univers très complexe (mais passionnant). A renouveler si j’arrive à avoir une place.

– assister au moins une fois à une Berryer.

Je crois que je n’y arriverai pas: je ne me déplace pas assez souvent à Paris et à chaque annonce de conférences, je ne peux pas me libérer. Je crois que je vais retirer cette résolution et attendre que cela vienne tout seul, le hasard faisant bien les chose.

– postuler pour une inscription sur la liste de la Cour de Cassation.

J’ai commencé la constitution du dossier, mais j’ai bloqué en cours de rédaction. Je ne me sens pas prêt à intervenir au niveau national (si je suis accepté sur la liste) par manque de compétences, de moyens et de temps. Je ne suis pas sur d’avoir la carrure pour intervenir dans des dossiers de grande envergure.

– suivre plus de formations techniques, en particulier auprès des pentesters.

Il est difficile de mener à bien correctement plusieurs activités, et le développement de nouvelles compétences techniques est très chronophage. Sans compter que pour atteindre un niveau intéressant, il faut pratiquer, pratiquer et pratiquer sans cesse. Pour ne pas parler des compétences, je dirai donc que le temps me manque 😉

– mettre en place des enquêtes de satisfaction clients auprès des étudiants.

Curieusement, j’ai réussi ce point sans passer par la méthode que j’envisageais. J’assiste simplement à presque toutes les réunions de la vie associative de l’école où je collecte en direct les besoins des étudiants (les plus impliqués). C’est un moyen simple de « sentir » la satisfaction des principaux « clients » du service informatique et du service technique. Pour l’instant, ça marche assez bien.

– finir l’implantation de l’aire d’accueil des gens du voyage et les accueillir.

Encore raté, et toujours pour la même raison que l’année dernière: la commune voisine a fait un recours contre notre décision, au motif qu’elle trouve que l’implantation que l’on a choisie est trop proche de son territoire… Affaire à suivre, car j’ai hâte d’accueillir les premiers occupants.

Voici ensuite le bilan des résolutions pour 2012 :

– mettre à jour et étoffer l’offre de conférences sur l’expertise
judiciaire (et revoir mes tarifs 😉 que je propose aux lycées, aux
universités et aux grandes écoles.

J’ai participé avec bonheur à Rennes au SSTIC 2012 où j’ai pu rencontrer des personnes très intéressantes et des lecteurs du blog. J’ai également été contacté par plusieurs personnes pour venir parler de l’activité d’expert judiciaire (et de blogueur). Je peux dire que cette résolution 2012 a été réalisé au delà de mes espérances.

– passer (et rester!) sous la barre mythique des 25 pour mon IMC

 Malgré un suivi régulier et des efforts surhumains, cette résolution est un échec total. Pourtant, perdre 5 kg ne me semblait pas impossible. Je ferais mieux en 2013…

– apprendre à déléguer efficacement pour mettre en valeur mes collaborateurs et les faire progresser.

Le bon management est un art difficile. Je m’emploie chaque année à m’améliorer en la matière. J’ai de bons retours et quelques désillusions.

– maintenir avec plaisir le rythme de 4 à 5 billets par mois.

J’ai encore du plaisir à partager mes expériences, mes angoisses, mes peines et mes joies sur ce blog. J’ai écris 79 billets en 2012 (contre 50 en 2011 et 65 en 2010), soit presque 7 par mois.Je vais essayer de garder ce rythme pépère pour 2013.

– continuer à répondre présent aux magistrats qui me le demandent.

L’année 2012 a été une année avec très peu de dossiers confiés par les magistrats. Cela me laisse toujours un peu perplexe, car je ne sais jamais pourquoi je suis moins sollicité: est-ce parce que je donne moins satisfaction, parce que je tiens un blog, parce que j’ai écris au Président de la République, parce que l’État ne finance plus notre Justice ? Mystère. Mais à chaque fois qu’un magistrat me contacte, je réponds avec diligence et rend mon rapport rapidement. Enfin, j’essaye…

– manger un fruit par jour…

Là clairement, j’ai un problème. Je vais retenter cette année, mais je n’y crois pas beaucoup 😉

Et donc, voici la liste de mes résolutions pour 2013 :

1) Acquérir une paire de lunette vidéo 3D.

2) Passer (et rester!) sous la barre mythique des 25 pour mon IMC

3) Maintenir avec plaisir le rythme de 4 à 5 billets par mois.

4) Continuer à répondre présent aux magistrats qui me le demandent.

5) Manger un fruit par jour…

6) Préparer (cette fois) et participer aux 24 heures du Mans (vélo) 2013.

7) Participer à des randonnées d’aviron pour aider les points n°2 et 5.

8) Participer plus activement à la promotion des logiciels libres.

9) Continuer le vélo quotidien, l’aviron hebdo et reprendre la course à pied.

10) Sortir les tomes 4 et 5 du blog.

11) Mettre tous les tomes en version numérique gratuitement en ligne sur l’Apple Store, Google Play, Amazon et Windows store.

12) Ranger mon bureau, le garage, mon bureau pro et mon côté de la chambre.

13) Maîtriser parfaitement l’AR.Drone 2.0 que le « père » Noël » m’a offert parce que j’ai été très sage…

Bon, c’est une liste de bonnes résolutions, hein 😉

Rendez-vous dans un an pour voir.

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Source image Megaportail

La sincérité

Affiche ironique « La sincérité » avec homme en costume et slogan

Comme beaucoup de gens sur internet, je renvoie une certaine image de moi sur ce blog, mais cette image n’est pas vraiment moi. C’est une image choisie, au moins partiellement. Il y a 80% de moi et 20% de ce que j’aimerais être, ou de ce que je crois être. Ce billet me présente d’une manière moins positive. Cela fait partie de la thérapie.

–o0o–

J’apprends, petit à petit, ce qu’est réellement la vie en société. Pendant des décennies j’ai vécu protégé dans un cocon, gérant mes interactions avec mes semblables sans trop de difficultés.

Puis un jour je suis devenu responsable informatique.

Puis un jour je suis devenu conseiller municipal.

Puis un jour je suis devenu expert judiciaire.

Puis un jour j’ai ouvert un blog.

Depuis, toute ma gestion des interactions humaines a volé en éclat.

Avant, quand je m’énervais, quand je « pétais un câble », mes amis me laissaient bouder dans un coin. Je ne faisais de mal à personne. Une fois ma mauvaise humeur passée, je grommelais des justifications et les interactions reprenaient. J’ai toujours eu mauvais caractère. J’étais un enfant gâté. J’étais un éternel étudiant. Il y avait derrière moi les hordes d’humains plus jeunes que moi qui fermaient leur gueule, parce que ça va bien, hein, et devant moi l’immensité des autres qui se battaient entre eux. Tant que le fracas des combats ne m’atteignait pas trop, je regardais le monde avec suffisance. J’étais con.

–o0o–

En ouvrant ce blog, je me glissais dans un internet immense où j’exposais ma petite personne sans grand danger. Mais le fait est qu’il existe très peu de blogs où l’on expose le point de vue de l’expert judiciaire. Et cela a donné un coup de projecteur sur ma personne, alors que je ne m’y attendais pas.

Sur le coup, c’est très gratifiant.

Mais avec le coup de projecteur, viennent aussi les inconvénients : certains n’aiment pas, mais alors pas du tout, ce blog. Cela a donné l’affaire Zythom, avec les convocations au Tribunal et devant la commission de discipline de la compagnie d’expert judiciaire. C’était ma première confrontation à la détestation. En même temps, quand j’analyse bien l’histoire en question, c’est une microscopique aventure qui ne casse pas trois pattes à un canard. Et pourtant j’en ai beaucoup souffert. Je suis un con.

–o0o–

En étant responsable d’un service informatique, je suis confronté à toutes les situations possibles et imaginables des pannes et problèmes, qu’ils soient dus à des causes matérielles, logicielles ou surtout à l’interface entre la chaise et le clavier. Toute l’année, je gère des problèmes, j’encaisse avec diplomatie, je défends mon équipe, je défends le point de vue de l’utilisateur… Bref, je fais ce que font des millions de personnes à travers le monde : mon travail de responsable informatique. J’aime résoudre des problèmes.

Sur le coup, c’est très gratifiant.

Mais voilà, quelques fois, rarement heureusement, je perds mon sang froid : je réponds un peu sèchement à un utilisateur. Celui-ci va prendre la mouche et le ton va monter. Pour peu que je sois un peu fatigué, je vais m’énerver. Hélas, je n’ai pas encore compris que, plus j’ai d’expérience (i.e. plus je vieillis), plus l’on attend de moi que je contrôle parfaitement mes nerfs, que je sois aguerri à toutes les chausse-trappes. C’est ce qui est sensé me différencier des jeunes ambitieux qui finiront par prendre ma place. Une à deux fois par an, je tombe dans le panneau et ça me revient en pleine figure, parce que je suis un con.

–o0o–

Je m’intéresse de près aux affaires de ma commune, de ma région et à la politique en général. Pour avoir assisté à plusieurs conseils municipaux (dans les rangs du public), on m’a proposé d’aider à tenir un bureau de vote, puis à être sur la liste du futur maire. Et comme il n’y avait qu’une seule liste, j’ai été élu.

Sur le coup, c’est très gratifiant.

Mais passer des bancs du public au siège de conseiller municipal, cela attire un peu plus les regards des emmerdeurs et des envieux. Moi qui était tout content de pouvoir donner mon avis sur les aménagements de la commune, j’ai appris que beaucoup de monde considéraient les conseillers municipaux – bénévoles qui consacrent un peu de temps pour leur commune – comme les cibles favorites de leurs fiels, de leurs rancœurs, de leurs problèmes de voisinage. Et parfois, rarement heureusement, je leur dis ce que je pense. Et là, c’est le drame. Je deviens un monstre sans cœur, un ennemi à abattre, je deviens LA cible du moment. Je deviens celui qui a la prétention de juger les autres, leurs problèmes, celui qui ne pense pas comme eux, donc qui pense mal. Et parfois, je me rends compte qu’ils ont raison, que je suis un con.

–o0o–

En devenant expert judiciaire, je me suis dit qu’en tant que savant, en tant que « sachant », mes connaissances pouvaient être utiles à la justice. En prêtant serment devant le tribunal, j’étais très fier.

Sur le coup, c’est très gratifiant.

Mais quand toutes les caisses de l’État vous réclament des milliers d’euros (relire le billet URSSAF, CANCRAS et CARBALAS), même les années où aucun tribunal ne vous a désigné dans une affaire, quand les parties, pour gagner, vont jusqu’à mettre en doute vos compétences, vos méthodes, votre honnêteté, quand vous devenez le seul obstacle avant la victoire désirée, alors vous vous rendez compte que vous êtes monté sur un ring, que vous êtes entré dans une jungle dont vous ne connaissez pas toutes les règles. Après tant de coups, après tant de désillusions, je me suis rendu compte que les seuls dossiers qui pouvaient avoir mérité d’avoir eu envie de devenir expert judiciaire étaient les énigmes posées par les scellés que l’on me confie dans les instructions. Et comme la plupart du temps, il s’agissait de recherche d’images ou de films pédopornographiques, je me dis que je suis un con.

–o0o–

En recevant une invitation à une conférence sur la sécurité informatique à laquelle j’avais toujours rêvé de participer (assis dans le public), j’ai ressenti une joie immense.

Sur le coup, c’est très gratifiant.

Ensuite, après avoir vérifié que les organisateurs comprenaient bien que je n’étais pas un spécialiste de la sécurité, que je ne souhaitais pas prendre la place d’un conférencier spécialiste du sujet, j’ai eu le bonheur de rencontrer des gens extraordinaires et j’ai pu apprendre beaucoup d’un domaine que je connais mal (lire « Mon SSTIC 2012« ). Et c’est au moment où je stressais le plus en préparant ma présentation, qu’un imbécile a pris son pied à détruire ce blog et a cherché à me ridiculiser. Encore une fois, je ne pensais pas qu’un simple coup de projecteur puisse susciter autant de haine. Je suis un con.

Je voudrais qu’on reconnaisse mes compétences mais qu’on me laisse tranquille.

Je veux le beurre et l’argent du beurre.

Je veux encore rester un enfant.

Je fais surtout une allergie à tout ce qui ressemble au pouvoir.

En fait, je suis surtout le roi des cons.

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PS: J’ai écris ce billet un soir de déprime. En le relisant quelques jours plus tard, je me suis dit que j’avais eu une certaine lucidité. Cela va mieux maintenant. Je ne suis pas parfait.