Le temps du changement

Voici venu le temps du changement…

Depuis quelques années, j’occupe le poste de « responsable des systèmes d’information » dans une école d’ingénieurs, école où j’ai commencé comme professeur avant de retourner à mes premières amours.

Je m’y emploie à maintenir en état un parc d’ordinateurs, de serveurs, et l’assemblage de tous les logiciels qui constituent ledit « système d’information ». Je suis aidé en cela par une équipe de deux personnes que j’ai eu l’honneur de former.

Bref, le bonheur.

Il y a six mois, je me suis rendu compte que l’agitation cérébrale liée au début de mes activités à ce poste commençait à retomber. Malgré l’émergence continue de nouvelles technologies, la sortie de nouveaux bugs nouvelles fonctionnalités, le comportement browniens des étudiants, l’attitude quantique des utilisateurs, le constat est accablant: je commençais à tourner en rond…

Jeune ingénieur tout frais sorti de son école, j’aspirais à révolutionner le domaine de l’intelligence artificielle.

Jeune docteur tout juste diplômé, je fabriquais des systèmes d’équations récurrentes non linéaires.

Jeune professeur, j’allais évangéliser les rudes provinciaux en leur portant la bonne parole à coup de langage C…

Jeune responsable informatique, je découvrais l’ingratitude permanente des utilisateurs, le charme de la diplomatie et la joie des 30 jours de congés payés (fruits de hautes luttes sociales).

Oui mais voilà, maintenant, grimpeur assis au sommet de sa montagne, je regarde avec envie les sommets voisins (plus haut) en pensant à l’ivresse de l’escalade.

C’est pourquoi, cet été, quand j’ai appris que le responsable du service technique partait, et bien, après une petite hésitation, j’ai proposé à mon patron de me confier son service, en plus du mien…

Me voici donc maintenant également responsable:

– du nettoyage du bâtiment

– de son entretien

– de son chauffage

– de l’électricité

– du contrôle d’accès

– de la sécurité incendie

– des espaces verts

– du respect des règles de stationnement

– du parc de voitures de société (si si)

– des achats

– de l’agrandissement des locaux…

Je découvre avec joie le plaisir de l’encadrement de neuf personnes.

Je me baigne avec délice dans les joies des règlements ERP2, des normes de sécurité des engins de levage, des alarmes incendies intempestives et de la manipulation experte des autocollants « interdit de stationner ».

La plasticité synaptique de mes neurones est enfin mise de nouveau à contribution (je veux dire bien sur en dehors de mes opérations d’expertises judiciaires).

Autant vous dire que la qualité régularité des billets de ce blog va en pâtir quelques temps…

Virtualisation réelle

Si j’aime tant le métier de responsable informatique, c’est simplement parce qu’il ressemble assez à celui d’un chercheur.

La preuve est qu’il est assez facile de paraphraser la définition donnée par wikipedia du métier de chercheur pour obtenir la définition de ce qu’est un informaticien:

Un informaticien (fem. informaticienne) désigne une personne dont le métier consiste à faire de l’informatique. Il est difficile de bien cerner le métier d’informaticien tant les domaines informatiques sont diversifiés et impliquent d’importantes différences dans la pratique de ce métier. Ainsi, pendant longtemps, informaticien n’était pas vu comme un métier, mais un simple qualificatif. Le Manuel de Zythom donne une définition de l’informaticien qui reflète la diversité des situations: «Spécialiste travaillant à la conception ou à la création de connaissances, de produits, de procédés, de méthodes et de systèmes nouveaux et à la gestion des projets concernés.»

Quels sont mes centres d’intérêt actuels? Et bien, après avoir mis en place un cluster dans ma salle serveur pour augmenter la puissance et la fiabilité du serveur de messagerie de l’établissement, je m’intéresse aujourd’hui aux systèmes de virtualisation (puisque la mode des clusters semble passée:).

Et puis, c’est un aspect intéressant pour les expertises. En effet, l’analyse de tels systèmes en informatique légale me semble poser quelques problèmes intéressants. Autant s’y préparer.

J’installe donc régulièrement, au travail comme dans mon laboratoire d’expertise, Xen, VirtualBox, Vmware et autre VirtualPC. Et c’est vrai que c’est amusant et impressionnant…

En fait, j’ai une petite déception. J’avais secrètement l’espoir de pouvoir installer un système de virtualisation sur mon ordinateur privé afin de pouvoir passer d’une simple combinaison de touches (Alt Tab par exemple) d’un OS à un autre, en gardant tous les pilotes optimisés (notamment 3D graphiques pour les jeux). Je dois avouer que je n’ai pas encore réussi ce challenge.

Par contre, en salle serveur, j’ai déjà obtenu quelques résultats me permettant d’isoler des programmes instables imposant le redémarrage du serveur relativement souvent. Au sein d’une machine virtuelle, il suffit de redémarrer uniquement la machine virtuelle pour ne pas perturber les autres services qui tournent sur la machine hôte. En fait, rien encore de bien révolutionnaire à mon niveau.

En discutant avec les RSI d’autres écoles d’ingénieurs, je me suis fait la réflexion suivante, adaptation personnelle d’une blague circulant régulièrement sur internet:

La virtualisation dans les salles serveurs, c’est comme le sexe chez les

adolescents :

* Tout le monde y pense.

* Tout le monde en parle.

* Tout le monde croit que le voisin le fait.

* Presque personne ne le fait.

* Ceux qui le font le font mal.

* Pensent que la prochaine fois ce sera mieux.

* Ne prennent pas de précautions.

* N’osent pas avouer leurs lacunes de peur de paraître niais.

* Sont fort bruyants quand ils y arrivent.

C’est tout à fait cela!

Vous pouvez adapter cette puissante réflexion à l’infini:

Les sauvegardes du poste de travail, c’est comme le sexe chez les adolescents…

La sécurisation wifi, le cryptage des emails confidentiels, la lutte contre l’effet de serre, le tri sélectif des déchets ménagers, le remplacement de sa voiture par un vélo, le jogging…

Interview

Je n’aime pas particulièrement les interviews.
C’est parce que je suis un grand timide.
C’est surtout parce que je suis un grand bavard et que je suis souvent déçu par le résumé effectué par le journaliste (mais pas toujours!).
Cette fois encore, quand j’ai vu « interview » dans le sujet d’un email, je me suis renfrogné… Et en plus, il s’agit d’un étudiant qui veut me faire travailler à sa place! Mais cette fois, je vais faire exception, car il s’agit du lieu où j’ai passé mon voyage de noces…

Voici la lettre du coupable:

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Bonjour,
Je m’apelle Wohler Paraita et je suis étudiant en 1ère année de LMD Maths Info à l’université de Polynésie Française.
Nous avons comme travail en première année de préparer un projet professionnel qui consiste à présenter un métier qui nous intéresserait, j’ai choisi le métier d’informaticien expert juridique et j’aimerais vous poser quelques questions.

Déjà pourrais-je citer votre nom dans mon projet ou préférez vous garder l’anonymat? Ensuite est ce que je peux citer votre blog dans mon projet?

Alors voici les questions que j’aimerais vous poser:

Qu’est ce qu’un informaticien expert juridique?
Quel rôle joue t-il dans une affaire?
Comment devient t-on expert informatique?
L’expert intervient t-il sur le terrain? (perquisition, se déplace sur les lieux pour effectuer sa mission etc…)
Quelle est la relation entre l’expert, l’avocat et le juge?
Y’a t-il une déontologie particulière? (différente de la déontologie des experts juridiques?)
La rémunération de l’expert?
Est ce qu’il y a beaucoup d’experts juridique informatique en France? Y’a t-il beaucoup de délits liés à l’informatique? Comment cela évolue t-il?

Par rapport a votre parcours personnel, est ce que vous pouvez me dire comment vous êtes devenu expert juridique?
Quelles études avez vous fait?

J’espère vraiment que vous pourrez prendre un peu de temps pour répondre a mon mail, je compte beaucoup sur votre interview, la plupart de la documentation que j’ai pu avoir proviens des liens que j’ai eu sur votre blog.

Amicalement, Paraita.
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Bon.
Le style est à peu près correct, il n’y a pas trop de fautes d’orthographe, le ton est amical, le sentiment semble bon.
Je vais répondre.

Cher Wohler Paraita, ia ora na.

Je vous remercie d’avoir pensé à moi pour vous aider à préparer votre projet.
Comme de nombreux étudiants pensent aussi à moi pour leurs projets, je me permets de répondre à votre courrier directement par le biais de mon blog. Ceci vous permettant de prouver à vos enseignants que vous avez bien réalisé votre part du travail, tout en me permettant à moi de répondre à l’ensemble des étudiants se posant les mêmes questions, ce que j’avais refusé de faire dans ce billet.

Je vais répondre à vos questions le plus franchement possible, en me permettant parfois des liens vers des réponses déjà écrites que je ne souhaite pas paraphraser.

Tout d’abord, le métier que j’exerce ne s’appelle pas « informaticien expert juridique ». En effet, j’exerce le métier passionnant de responsable informatique dans une école d’ingénieurs. Le titre indiqué sur mes cartes de visite est « Responsable des Systèmes d’Information ». J’y sévis accessoirement comme professeur.

En France, « Expert Judiciaire », ce n’est pas une profession. C’est une activité au service de la Justice.

Pourrais-je citer votre nom dans mon projet ou préférez vous garder l’anonymat?
Je préfère apparaître sous mon pseudonyme Zythom dans votre projet. O Zythom to’u i’oa

Est ce que je peux citer votre blog dans mon projet?
Non seulement vous le pouvez, mais vous devez toujours citer vos sources dans vos travaux, sous la forme d’une référence bibliographique.

Qu’est ce qu’un informaticien expert juridique?
Lire l’article de wikipedia consacré aux experts judiciaires. Vous y trouverez d’ailleurs un lien vers mon blog qu’un confrère a eu la gentillesse de placer (et l’imprudence, cher confrère, votre adresse IP!). Vous pouvez lire également ceci et ceci.

Quel rôle joue t-il dans une affaire?
Il répond le plus clairement possible à des questions posées par un magistrat dans une affaire.

Comment devient t-on expert informatique?
La réponse est ici.

L’expert intervient t-il sur le terrain? (perquisition, se déplace sur les lieux pour effectuer sa mission etc…)
Oui, lire ce billet et celui-là, bien que dans mon cas, je travaille essentiellement sur des scellés, à la maison.

Quelle est la relation entre l’expert, l’avocat et le juge?
Les relations sont celles que l’on trouve entre professionnels à haut niveau de responsabilités: jamais un mot plus haut que l’autre, concentration, bonnes connaissances chacun de sa partie et de son rôle, tensions liées aux enjeux.

Y’a t-il une déontologie particulière? (différente de la déontologie des experts juridiques?)
A mon avis non.

La rémunération de l’expert?
Lire ce billet, puis celui-ci et enfin ceci.

Est ce qu’il y a beaucoup d’experts juridique informatique en France?
Votre question attend une réponse subjective. A mon avis (donc), il n’y a pas assez d’experts judiciaires en France, et les personnes les mieux à même de le devenir ne le souhaitent pas pour des raisons de complexité juridique. J’ai donc suggéré à nos candidats au poste de Président(e) de la République la solution suivante.

Y’a t-il beaucoup de délits liés à l’informatique?
Franchement, je n’en sais rien. Je dirais plutôt qu’il y a maintenant de plus en plus d’informatique liée aux délits.

Comment cela évolue t-il?
Personnellement, et c’est une des raisons principales concernant l’ouverture de ce blog, je constate une très nette augmentation des missions liées à la pédophilie. Est-ce parce qu’il y a plus de pédophiles qu’avant, est-ce parce qu’on les repère plus facilement, est-ce parce qu’on les recherche plus qu’avant, est-ce à cause d’Internet?

Par rapport a votre parcours personnel, est ce que vous pouvez me dire comment vous êtes devenu expert juridique?
J’ai rencontré une personne dont je suis tombé fou amoureux au point de l’épouser.
Il se trouve que cette personne est avocat(e) et moi informaticien(ne).
Un jour, cette personne m’a demandé de lui expliquer la partie informatique d’une affaire dans laquelle elle intervenait.
J’ai trouvé cela intéressant.
Elle m’a dit « mais pourquoi ne pas proposer tes services à la Justice? »
C’est ce que j’ai fait en déposant une demande pour devenir expert judiciaire.

Quelles études avez vous fait?
J’ai fait de longues études passionnantes. Mes amis m’ont longtemps appelé « le plus vieil étudiant de France ». J’estime que mes études ne sont pas terminées, même si j’ai maintenant la chance de pouvoir en vivre.

J’espère vraiment que vous pourrez prendre un peu de temps pour répondre a mon mail, je compte beaucoup sur votre interview, la plupart de la documentation que j’ai pu avoir proviens des liens que j’ai eu sur votre blog.
Amicalement, Paraita.

J’espère avoir répondu à vos attentes, malgré mes sarcasmes initiaux.
Vous me direz comment c’est passé la suite de votre projet, n’est-ce pas?
Amicalement, nana.
Zythom

Le domaine des Dieux

Vous avez toujours rêvé de disposer de votre nom de domaine bien à vous, avec son cortège de boite aux lettres à vos prénom et nom, votre site internet (mais pas trop compliqué hein!), un agenda, une messagerie instantanée, un blog…

Oui, mais tout ça, c’est très cher, et c’est très compliqué.

Bon, je vais voir si je peux vous faire ça pour moins de 100000 euros, ma petite dame.

Attention, ceux qui ont déjà versé une somme conséquente à leur prestataire vont s’en mordre les doigts.

1ère étape: achat du nom de domaine.
Mon choix: gandi.net
Pour moins de 15 euros TTC, vous vous achetez votre petit domaine bien à vous pour une année. Lisez bien les modes d’emploi, vérifiez bien les erreurs de frappe, et au besoin, faites vous aider par un « copain informaticien » pour bien comprendre chaque étape.

2e étape: l’hébergement.
Vous voulez des serveurs fiables avec une bande passante confortable, des boites aux lettres de grande capacité, en nombre quasi illimité, un petit site web de type « plaquette », le tout très simple à gérer?
Faites héberger gratuitement votre nom de domaine par Google avec Google Apps

3e étape: il n’y a pas de troisième étape.

Pour le blog, vous avez le choix entre gandi.net (offre incluse dans le prix de base) ou Google via blogger.com (le présent blog y est hébergé gratuitement). Pour les listes de diffusion, il vous suffit de passer par Google groups (listes privées fermées dans mon cas, réservées à mon groupe de proches).

Total de l’investissement = 15 euros TTC par an!
Et en plus, si vous gérez l’informatique d’un établissement d’enseignement supérieur, vous pouvez disposer ainsi d’un nombre illimité de boites aux lettres de 4.7 Go chacune (2000 dans mon cas)!!! Sans avoir à gérer les sauvegardes, les changements d’OS, les pannes serveurs, les temps d’accès, le SPAM…

Ah, j’entends certains me parler de confidentialités de leurs emails, gna gna gna. N’oubliez pas: un email qui circule sur internet est aussi confidentiel qu’une carte postale. Et certainement moins. Mais vous utiliserez alors GPG pour vous rassurer.

Vous l’avez compris, Google is still my friend…

Le Monde Informatique

Depuis quelques temps, LMI nous a quitté, tout au moins la version papier.
Cet hebdomadaire rythmait mon activité professionnelle et expertale.
Abonné à titre professionnel, j’en étais le lecteur principal sur mon lieu de travail, avant que l’ouvrage ne prenne place au centre de ressources documentaires de l’établissement, à destination des étudiants et des chercheurs.
Après quelques années passées sur les étagères, les numéros étaient voués à la destruction. Mais, avec la complicité de la documentaliste, je pouvais les récupérer pour stockage à la maison.

Dans certaines expertises, il m’est demandé un avis sur la valeur (financière) de tel ou tel logiciel ou matériel, dans le contexte de l’époque. Conserver cette revue (et d’autres) à mon domicile me permettait de constituer à bon compte une mémoire sur les us et coutumes, les termes en vogue, les technologies prometteuses et les flops.

Une autre raison à cette récupération, la principale en fait, est que j’adore les dessins de François Cointe.

D’un autre côté, c’est vrai qu’après avoir abandonné à peu près tous mes abonnements papiers pour préférer en général les abonnements (gratuits) à des flux RSS, je ne peux pas m’étonner de la disparition progressive des différents journaux papiers. Et quand je vois la piètre qualité de certains d’entre eux, je ne regrette pas cette évolution.

J’espère que tous les journalistes de qualité qui réalisaient « Le Monde Informatique » sauront rebondir.

Mais ce journal me manque.

Un provincial à Paris

Question à deux euros: A quoi reconnait-on un provincial à Paris?

Réponses:

1) Dans le métropolitain:

– A son air souriant;

– C’est le seul qui regarde les publicités;

– Il sourit du phénomène acoustique permettant d’écouter une conversation du quai d’en face;

– Il se tient immobile sur la partie gauche des escalators (quelle horreur);

– Il n’emprunte pas les mystérieux couloirs marqués d’un sens unique (« David Vincent has seen them. For him it began one lost night on a lonely country road, looking for a short-cut that he never found. »);

– Il propose sa place assise à une femme enceinte qui refuse d’un air méfiant;

– Il attend pour monter dans la rame que les personnes aient fini de descendre;

– Il regarde sans arrêt les noms des stations (et le plan au dessus des portes) pour ne pas rater la sienne;

– C’est le seul à ne pas avoir de lecture dans la rame (car il ne sait pas où sont distribués « 20minutes » ou « Métro », et n’a pas pensé à prendre un livre de poche);

– Il est habillé « différemment »;

– C’est le seul à dire (et écrire) « métropolitain » en parlant du métro.

2) Dans la rue:

– Il attend le signal « piéton vert » debout sur le trottoir au lieu d’être avancé d’un mètre sur la rue (trouillard va);

– Il regarde partout, surtout en l’air, pour observer les structures des bâtiments;

– Il marche systématiquement dans la première déjection canine présente sur le trottoir;

– Il ne s’extasie pas devant la première station Vélib’ venue, la province étant équipée en bicyclettes partagées depuis des décennies.

3) Partout:

– Il a dans les oreilles de discrets écouteurs au lieu d’avoir un gros casque hifi sur la tête comme tout le monde;

– Il dit « bonjour » et « merci » aux différents commerçants, même si ceux-ci lui parlent à la troisième personne: « Il veut quoi le monsieur? »;

– Il marche incroyablement lentement.

Vous l’aurez compris, votre serviteur s’est expatrié pour une journée dans la ville des Lumières.

Je suis un plouc!

Mission à la Maison Blanche

Je suis en mission (professionnelle) à la Maison Blanche, ville marocaine plus connue sous le nom Casablanca (en France) et dar beïda (au Maroc).
C’est ma deuxième mission dans cette ville, mais je crains de ne toujours pas pouvoir voir la mer (ou visiter la ville), tant mon temps est compté dans ce déménagement d’une salle informatique et l’installation d’un réseau (câbles et wifi) dans de nouveaux locaux.
Peut-être un billet sur une anecdote sur cette mission si la paix est avec moi.

‘Salaam aleikoum, la paix soit avec vous.

Un coup d’oeil dans le retroviseur

Il faut parfois faire une pause et regarder un peu en arrière pour faire de l’autocongratulation (cela fait du bien) et un peu d’autocritique (cela ne fait pas de mal).

1) Le mois de septembre est le premier mois qui voit plus de 3000 visites sur ce blog. (3075 pour être précis, contre 2732 en août et 2327 en juillet). Si mes calculs concernant la droite de régression sur ces trois points sont corrects (merci de vérifier, j’ai fait le calcul à la main), cela nous donnera 135856 visites en avril 2037, le mois précédant ma disparition, soit 2% du public qui regardait les 45mn du 1er épisode de « Cold Case » lundi dernier. Merci à Maître Eolas pour l’audience liée à mon apparition dans sa blogroll, France 2 n’a qu’à bien se tenir (et moi aussi).

2) Le livre Zythom : Dans la peau d’un informaticien expert judiciaire est classé 8e meilleure vente dans sa catégorie (Internet et informatique, en français) sur lulu.com! Bon, sur l’ensemble des ouvrages de lulu.com, il arrive 21559e, ce qui est moins bien. Merci à tous les bibliophiles de leur confiance. J’offre une dédicace spéciale au 100e acheteur:)

3) Je n’ai pas tenu parole concernant le dépôt de cette candidature… Mais j’ai quand même perdu 8kg et rêvé un peu. C’est l’essentiel. Il faut laisser la place aux jeunes (mouais mouais).

4) Le billet le plus lu de ce blog est toujours celui-ci. Je ne sais pas s’il faut s’en réjouir. Ceci dit, ce n’est pas demain que je changerai la couleur de fond de ce blog. Celui-ci est 2e, je ne me demande pas pourquoi… Enfin, 3e but not least, étonnant non?

5) Le billet le moins lu est le présent billet.

Merci quand même d’être resté jusque là. Promis, une anecdote d’expertise bientôt en ligne sur ce blog. Elle est prête depuis quelques jours, mais un triste fait divers m’a fait sursoir à sa publication.

Deux milliards de trucs à faire

Après le retour de vacances, après la rentrée des étudiants, après la fin des « vacances judiciaires », voici venu le temps des « deux milliards de trucs à faire »…

Etant malheureusement sujet à la procrastination, mais d’autre part responsable devant mon employeur, aimant devant ma famille, méticuleux et toujours-dans-les-temps devant les magistrats, il me faut gérer correctement l’avalanche des tâches prioritaires.

J’ai donc décidé de procéder scientifiquement et avec méthode: depuis une quinzaine de jours, je consacre un temps chaque jour aux tâches que je n’ai pas envie de faire mais qui sont importantes: je consacre à ces tâches pénibles chaque jour une heure au boulot, une 1/2h à la maison, un 1/4h pour les expertises!

Incroyable mais vrai, cela marche!

Professionnellement, ma pile de dossier « pénibles » diminue. Côté privé, les plantes du jardin sont arrosées (enfin pas tous les jours, mais bon), et le rangement de mon bureau avance. Enfin, les factures à faire et autres tâches fastidieuses concernant les expertises échappent à l’enlisement.

En comptant 8h de sommeil, il me reste donc 13h disponibles pour m’éclater au boulot, en famille et en expertise! Elle est pas belle la vie.

« Il y a les malins et les pas malins. Et le moins malin des malins n’est pas beaucoup plus malin que le plus malin des pas malins. Mais en cas de nombre impair, il peut être les deux à la fois. »
Philippe Geluck « L’avenir du Chat »

Ils débarquent

Ca y est, ils sont là!
Les hordes barbares envahissent le terrain…
Mais non pas eux

————– Minute culturelle ——————–
horde (féminin)
1. (Vieux) Tribu nomade d’Asie centrale.
2. Troupe nombreuse d’hommes qui vivent en société, mais sans avoir d’établissement fixe.
3. Peuplade, groupement d’hommes errants.
4. (Sociologie) Chez Émile Durkheim, groupement humain temporaire et instable.
5. (Péjoratif) Troupe d’hommes indisciplinés, qui se plaisent au carnage, à la dévastation, etc.

source: wiktionary
————– /Minute culturelle ——————-

Ca y est? vous avez deviné?
Les étudiants sont rentrés. Fini le calme dans l’école!

Ave Cæsar, morituri te salutant