Un expert judiciaire en informatique se doit de disposer de tous les logiciels (parfois forts onéreux!) permettant de récupérer les fichiers effacés sur les disques durs saisis.
Cela demande la maitrise absolue de ces logiciels, mais aussi des concepts sousjacents parfois complexes de l’organisation des supports de stockage.
Parfois, c’est beaucoup plus simple que cela:
dans une récente expertise où j’accompagnais la maréchaussée lors d’une perquisition, une fois les mots de passe obtenus auprès de Madame (Ah le prestige de l’uniforme…), j’étais prêt à sortir tout mon savoir faire pour impressionner mon petit monde.
Le gendarme qui regardait l’écran par dessus mon épaule me dit: « tiens la corbeille n’est pas vidée ».
La totalité des documents supprimés depuis le début de l’utilisation de cet ordinateur se trouvaient encore dans la corbeille! Tous les documents intéressants l’enquêteur s’y trouvaient, le propriétaire de la machine pensant qu’il suffisait de faire « supprimer » pour détruire définitivement un fichier.
On s’étonne après que les gendarmes ne font plus appel aux experts informatiques.
C’est vrai que mes honoraires dans cette expertise ont du avoir du mal à passer auprès du gendarme que j’accompagnais… Mais j’ai des frais: il faut que je rembourse mes logiciels d’investigation.