Fan art

Aujourd’hui, je souhaite rendre un petit hommage à un bloggeur peu connu qui mérite quand même de l’être tant il a du mérite.

Je vous laisse découvrir le montage vidéo que j’ai réalisé:

Et joyeux blog anniversaire !

FIC 2010

Je suis actuellement au 4ème Forum International sur la Super Hypercriminalité qui se déroule à Lille, et où je découvre avec effarement les nouveaux dispositifs de surveillance mis en place pour le contrôle d’internet: filtrage au niveau des FAI des sites pédopornographiques, surveillance des flux de streaming, écoute automatique des forums et commentaires à la recherche de propos racistes.

Les discussions des différents groupes de travail auxquels j’ai assisté abordent l’avenir immédiat avec la constitution de liste d’abonnés auprès des FAI pour historiser les infractions et constituer des preuves autour des délits mineurs non encore explicitement poursuivis dans le monde numérique: contestation non circonstanciée des textes de loi votés par un parlement démocratiquement élu, incitation à la haine numérique, falsification de pseudonyme et usurpation d’identité analogique.

La plupart des intervenants ne connaissent pas bien internet et y voient un repère de terroristes à l’assaut de hordes de naïfs internautes adolescents.

Je suis entouré de militaires en uniforme qui me regardent d’un air condescendant à cause de ma tenue civile.

Plus d’informations demain, si possible. Je ne peux pas en dire plus depuis cette borne wifi peu sure.

[EDIT] Forum International sur la Super Hypercriminalité = FISH
Le (vrai) Forum International sur la Cybercriminalité était très bien, avec une organisation très rigoureuse. Je ferai un petit compte rendu demain avec quelques anecdotes.

Miyar, chéto le FIC ichi

crimesceneLa maréchaussée a aussi ses hackers, et ceux-ci se réunissent à la DEF CON au FIC (Forum International sur la Cybercriminalité) à Lille mercredi 31 mars et jeudi 1er avril.

Comme il se trouve que j’ai encore quelques tchô biloutes à voir dans ma région natale, et malgré ma légendaire ochlophobie, je compte bien aller y faire un petit tour.

Ce sera pour moi l’occasion j’espère de rencontrer des geeks en uniforme, et surtout, d’apprendre quelques techniques de derrière les fagots pour voir si je ne suis pas trop rouillé.

Je me suis inscrit sous mon identité réelle, et je compte bien passer complètement inaperçu. S’il y a des moments vraiment intéressants, et pas trop de brouilleurs d’ondes, je ferai peut-être un livetweet à travers un VPN pour flooder mes followers 🙂

Je vous laisse, je dois aller m’entrainer à chanter à mes enfants l’canchon-dormoire:

Dors min p’tit Quinquin Min p’tit pouchin min gros rojin Te m’fras du chagrin si te ne dors point ch’qu’à d’main.

– Ainsi l’aut’ jour, eun pauv’ dintelière, In amiclotant sin p’tit garchon Qui d’puis trois quarts d’heure, n’faijot qu’braire, Tâchot d’lindormir par eun’ canchon. Ell’ li dijot: Min Narcisse, D’main t’aras du pain d’épice Du chuc à gogo Si t’es sache et qu’te fais dodo.
– Et si te m’laich eun’bonn’ semaine, J’irai dégager tin biau sarau, Tin patalon d’drap, tin gilet d’laine Comme un p’tit milord te s’ras farau J’t’acaterai, l’jour de l’ducasse Un porichinel cocasse, Un turlutu, Pour jouer l’air du capiau-pointu.
– Nous irons dins l’cour Jeannette-à-Vaques, Vir les marionnett’s. Comme te riras, Quand t’intindras dire: un coups pou Jacques Pà d’porichinel qui parl’ magas. Te li mettra din s’menotte, au lieu d’doupe, un rond d’carotte it’dira merci Pins’ comme nous arons du plaisi
– Et si par hasard sin maite s’fâche, Ch’est alors Narcisse; que nous rirons! sans n’avoir invi’, j’prindrai m’nair mache J’li dirai sin nom et ses sournoms, J’li dirai des faribolles I m’in répondra des drôles; Infin un chacun Vera deux pesta’c au lieu d’un
– Allons serr’ tes yeux, dors min bonhomme J’vas dire eun’ prière à P’tit-Jésus Pou’qui vienne ichi, pindant tin somme, T’fair’ rêver qu’j’ai les mains plein d’écus, Pour qu’i t’apporte eun’coquille, Avec du chirop qui guile Tout l’long d’tin minton Te pourlèqu’ras tros heur’s de long
– L’mos qui vient, d’Saint’Nicolas ch’est l’fête. Pour sûr, au soir, i viendra t’trouver. It f’ra un sermon, et t’laich’ra mette In d’zous du ballot, un grand pannier. I l’rimplira, si tes sache d’séquois qui t’rindront bénache, San cha, sin baudet T’invoira un grand martinet.
– Ni les marionnettes, ni l’pain n’épice N’ont produit d’effet. Mais l’martinet A vit rappagé l’petit Narcisse, Qui craignot d’vir arriver l’baudet Il a dit s’canchon dormoire S’mèr, l’a mis dins d’nochennoire A r’pris son coussin, Et répété vingt fos che r’frain.

Source des paroles (et traduction pour certains:) wikipedia.

Message personnel

police hippieJe voudrais saluer, en toute simplicité, le jeune policier de la PJ de Lille qui est en rééducation pour réapprendre à marcher après un accident de voiture qui l’a mis 23 jours dans le coma (lire la dépêche ici).

Investigateur en cybercriminalité (ICC), auparavant dénommé enquêteur spécialisé en criminalité informatique (ESCI), cet enquêteur a travaillé sur la terrible affaire Typhaine.

Alors, puisque vous m’écrivez que vous lisez ce blog depuis votre lit d’hôpital, je suis sur que tous les lecteurs auront avec moi une pensée pour vous souhaiter le meilleur rétablissement.

Bon courage.

Merci à vous

surfeur
Je tiens ce blog depuis le 5 septembre 2006, et je voulais remercier à ma façon les lecteurs qui ont déposés un commentaire sous mes billets, et de ce fait, m’ont encouragé à continuer à publier.

Si vous lisez ce billet et qu’il n’est pas encore trop tard, j’ai à votre disposition vingt bons pour un nom de domaine gratuit offert par Gandi pour ses dix ans et à utiliser sur https://www.gandi.net

Ceux qui me suivent sur twitter ont déjà pu bénéficier de quelques bons, mais il m’en reste encore.

Seule condition: avoir déposé un commentaire sur ce blog avant la publication de ce billet.

Comment récupérer un bon: adressez moi un email à l’adresse indiquée sur ce blog en haut à droite, en joignant le lien vers votre commentaire.

J’attends jusqu’à lundi 8 mars 21h pour envoyer les bons afin que tous les lecteurs habituels aient le temps de lire ce billet. Si vous êtes quatre à faire une demande, vous vous partagerez les vingt bons:)

Bon week-end à tous.

EDIT du lundi 8 mars 2010:
Parmi les 27 demandes répondant aux critères, j’ai effectué un tirage au sort pour désigner les 20 gagnants. Les emails sont partis ce soir. Merci à tous et à bientôt.

Un WE de vacances

RealiteDureIl y a des week-end de vacances qui se transforment en cauchemar…

Avec toute ma petite famille, nous avions décidé de prendre un week-end de repos au bout de monde, loin de toute l’agitation urbaine habituelle. Chez un ami informaticien habitant au bord de la mer… à La Rochelle.

Le samedi fut consacré à des promenades dans les différents endroits remarquables de cette cité dont la devise fut « La Rochelle, belle et rebelle« . Il planait dans l’air un parfum de printemps tout au long de cette journée ensoleillée. Mais les autorités annonçait une tempête importante, prévue pour durer toute la nuit.

Première conséquence pour notre petite vie: annulation de la soirée des jeunes, prévue dans une salle communale… Déception des ados (deux chez nos amis et ma grande fifille).

A 23h, le vent commence à souffler.

A minuit, je passe en mode « boules Quies » pour dormir.

Dimanche, à 9h, mon copain est appelé par son boulot pour venir donner un coup de main à cause des dégâts. Après quelques minutes de conversation téléphonique où il se rend compte de la gravité de la situation, nous partons tous les deux pour le Conseil Général où il travaille. Nous écoutons la radio dans la voiture. Tout le monde parle d’inondations, de morts, de digues effondrées…

Arrivés sur place, le bâtiment est plongé dans le noir. L’électricité est coupée un peu partout dans la région. Un énorme groupe électrogène est présent près de l’entrée pour alimenter la cellule de crise. Nous nous dirigeons vers le service informatique.

Tout est arrêté. Les serveurs sont silencieux. Un agent nous montre les pompiers en train de pomper l’eau. Tout le sous-sol du bâtiment a été inondé sous plusieurs mètres d’eau. Les dégâts pour tout le matériel entreposé sont terribles: plus de PABX (donc plus de téléphone), plus de véhicules (parking souterrains), plus de stock d’ordinateurs… Les téléphones portables fonctionnent et tout le monde autour de moi communique par ce moyen. Certains réseaux passent, d’autres non.

Pendant une heure, nous avons transporté des cartons et rangés des affaires. Finalement, les équipes techniques ont remis en route l’électricité, un PABX de fortune a été installé et les téléphones fixes ont pu être remis progressivement en fonctionnement. La vie des services principaux a pu reprendre.

J’ai pu vivre ainsi de l’intérieur une situation critique non prévue par le PCA.

En sortant du bâtiment pour rentrer, j’ai pu regarder de loin le ballet des hélicoptères qui portaient secours aux personnes réfugiées sur les toits. Des drames beaucoup plus graves se passaient à quelques centaines de mètres, dans la commune voisine.

Témoins impuissants, nous avons préféré rentrer pour ne pas jouer les voyeurs.

Oui, vraiment, ce week-end, j’ai pu constater le dévouement des femmes et hommes du Conseil Général de Charente-Maritime, le bon fonctionnement du service public, le courage des sauveteurs et la solidarité des rochelais.

La confiance

laconfianceNous vivons dans un monde cruel, terrible, où l’on sent que la couche de civilisation est parfois mince. Mais tout est fait autour de nous pour que l’on se sente en sécurité, pour que l’on se sente soutenu, aidé, encouragé, assisté.

Au point qu’il me semble que l’on oublie qu’il faut parfois se battre pour démontrer son honnêteté, pour garder son honneur, ou pour recouvrer sa santé. Et que c’est normal.

J’ai effectué, il y a quelques années, un séjour de plusieurs jours à l’hôpital pour une opération douloureuse. Etant particulièrement douillet de nature, je garde un souvenir particulièrement atroce de cet épisode. J’étais sous morphine pour calmer la douleur, mais au bout de quelques heures, celle-ci revenait insidieusement et, sans vraiment lutter, j’appelais rapidement l’infirmière pour qu’elle la stoppe par une nouvelle injection. Fatalement, est arrivé ce qui devait arriver: en pleine nuit, alors que je demandais encore à calmer la douleur, l’infirmière, constatant que la dose reçue dans la journée avait dépassé la prescription du médecin, m’a administré un placebo pour calmer mon angoisse d’avoir mal. Et bien sur, j’ai dormi comme un bébé (de 4h à 6h30 du matin, heure à laquelle les *$#% d’aides soignantes venaient me réveiller en ouvrant les rideaux parce que c’était « l’heure du réveil« ).

Tout le monde a entendu parler de l’effet placebo, mais le vivre, c’est autre chose. Surtout quand on se vante d’avoir travaillé dans les sciences cognitives et que l’on connait le biais éponyme.

Mais outre l’expérimentation pratique sur moi-même de l’effet « je plairai », j’ai découvert à mes dépens une facette particulièrement négative de ma personnalité: dès mon entrée dans l’hôpital, je me suis confié aveuglément au système, dans un réflexe d’infantilisation absolue. Parfaitement ignorant de l’univers qui m’entourait et m’impressionnait, j’ai écarté tout sens critique, tout esprit analytique, toute logique scientifique pour me recroqueviller à la recherche de mon petit moi douillet.

Et j’ai fait confiance au système. J’ai fait confiance en ma bonne étoile: le chirurgien opèrerait correctement, nulle infection nosocomiale ne s’aviserait de m’agresser, les repas seraient succulents, etc. Le malheur ne pouvait pas être pour moi.

J’ai eu beaucoup de mal à sortir de l’hôpital. J’ai du faire un effort pour me reprendre en main, pour de nouveau avoir le choix de mes actes.

Maintenant, et malgré ma propension à voir toutes les catastrophes possibles, je me sens prêt à garder la main.

La prochaine fois que j’irai à l’hôpital, j’essayerai de lutter et d’avoir envie de sortir au plus vite. Quand le système judiciaire m’a inquiété, j’ai pris attache avec un avocat pour me défendre. Je n’ai pas fait confiance « dans le système » pour que tout le monde me comprenne. J’ai choisi de demander de l’aide, et j’ai accepté de financer cela, on ne peut pas avoir une assurance sur tout. Il faut savoir se battre, avoir envie d’y mettre les moyens et accepter que tout cela ne soit pas « remboursé ».

« Le trop de confiance attire le danger » écrivait Corneille dans Le Cid.

Mais le trop d’inconfiance aussi.

A moi les pentes enneigées

automotivator incompC3A9tenceCe blog va rester en sommeil une semaine à cause d’une pause « vacances en famille » aux sports d’hiver, histoire de voir si mes muscles résistent encore à une activité sportive intensive.

Ne soyez pas surpris si vos commentaires restent un peu en souffrance. Par avance, je vous présente toutes mes excuses.

Si vous êtes aussi un adepte des pentes enneigées, et que vous croisez un pratiquant du monoski, c’est peut-être moi (nous sommes encore quelques dinosaures, si peu nombreux que l’on se salue de la main quand on se croise). Criez très fort « Zythom! » (prononcez zi-tomme) et si je me retourne, on ira boire un vin chaud ensemble et discuter.

Pour les plus jeunes d’entre vous, sachez que le monoski est LE sport pour les informaticiens: c’est la pratique du ski la plus simple qui donne le sentiment de savoir bien skier dès le premier jour et avec style, le tout en sécurité, sans se fouler ni bugs trop apparents! Si vous êtes célibataire, c’est un moyen très classe pour emballer les filles, et si, comme moi, vous êtes mariés, c’est un moyen très classe pour… skier avec votre épouse.

La dernière fois (il y a deux ans), j’étais le seul pratiquant sur le domaine skiable, et dans les œufs, les jeunes surfeurs, habillés free style hype, me posaient pleins de questions avec des étoiles dans les yeux pour savoir où l’on pouvait essayer ce truc bizarre…

A dans une semaine, donc, pour un billet sur les fractures des (deux) jambes. Surtout que je me suis déjà tranché l’oreille en monoski avec mon carre. C’était il y a… 25 ans. Mince, je vieillis!

Je vous laisse, je dois aller réviser mon « pas des patineurs » et mon « chasse-neige » 🙂

J’espère quand même qu’il y a du wifi la haut…

EDIT du 14/02/2010

De retour après six jours de bonheur. Pas de casse, neige à gogo, un seul jour de galère (froid intense -15°C + vent = température ressentie -27°). Et de retour regonflé à bloc.

En prime, une photo du taulier 🙂

ski2010