Je suis en train de lire, pour raison professionnelle, un rapport sur la recherche dans les Grandes Ecoles. Ce rapport semble très intéressant, mais mon niveau intellectuel ne me permet pas d’avancer dans sa lecture très rapidement (le document est pour l’instant confidentiel, aussi je ne peux pas vous en faire profiter).
Extrait:
Les Grandes Écoles et les Universités forment à très haut niveau les cadres hétéronomes, à l’esprit scientifique et à la “rigueur” normalisée par le jugement analytique a priori. L’excellence y est pour l’essentiel axiomatique et logique et son coût n’est jamais évalué.
Sauf en des champs singuliers tels celui des mathématiques, cette culture conduit à former des hommes d’appareils, les critères socialement valorisés neutralisant l’émergence de l’excellence “barbare” dont aurait besoin le pays entre autre pour le développement du libertaire esprit d’entreprise et de création de savoirs.
Il y a dans ce passage plusieurs mots qui m’étaient inconnus (hétéronome) ou des expressions dont je maîtrise mal la sémantique (jugement analytique a priori, excellence axiomatique, excellence barbare, libertaire esprit d’entreprise). Mais avec un bon dictionnaire, une lecture concentrée, j’avance dans le rapport.
J’aime beaucoup également ce passage:
La grille des concepts aujourd’hui transmis par notre éducation a des mailles trop “grossières” pour diffracter dans sa diversité un environnement désormais intrinsèquement trop chaotique et volatile pour être régularisé autrement que par tétanisation.
Certains rapports me mettent mal à l’aise en ce qu’ils me font comprendre que je suis bête. Mais je persiste.
Cela me fait la même impression sur certains blogs: le billet y est parfois si intelligent et dense que je me sens parfois avec un QI de moineau.
Vous êtes ici sur un blog de moineau.
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Le titre de ce billet est un clin d’œil au titre de cet ancien billet. J’ai bien le droit de me faire des clins d’œil tout seul!

Un style ampoulé et des formules pédantes ne sont souvent que les vains cache-misère de l'indigence de la pensée...
(P.S. Pour les jugements analytiques a priori, si le coeur vous en dit, ouvrez la (monumentale) Critique de la Raison Pure de Kant, aux pages de l'Introduction (III, je crois); cela est relativement bien expliqué par notre ami philosophe ;) )
Bonne journée à vous.
Ce n'est pas les même compétence, mais eux ne pourraient pas non plus faire votre travail.
C'est différent c'est tout.
Au pire, ça rend humble, mais moineau, je doute.
Mais c'est mignon.
Vu sous cet angle, ces morceaux choisis sont à classer dans la catégorie "epic fail". On ne devrait dès lors pas s'étonner que la recherche soit un échec s'il faut, pour en comprendre les raisons, être soi-même un érudi de la tournure de style...
Boileau
Oui j'avais un vieux prof qui disait, notamment à propos des copies des étudiants, qu'il avait parfois du mal à les comprendre. Il ajoutait qu'il n'y voyait que deux explications soit il était bête soit c'était son interlocuteur...Comme il ne pouvait envisager que la première solution soit la bonne, il en concluait tout naturellement que c'était mal écrit. Comme quoi, vous n'êtes peut-être pas un moineau
Pour ce sens précis, l'orthographe exacte est volatil.
Je sais pas pour vous, mais ça me fait penser au Business Loto : https://fr.wikipedia.org/wiki/Business_loto
Ne vous laissez pas intimider !:o)
On dirait une traduction faite par Google :)
Phileas
Prodiges et vertiges de l'analogie est un ouvrage écrit par le philosophe français Jacques Bouveresse.
Cet essai continue la critique du postmodernisme et du relativisme cognitif, amorcée dans l'ouvrage Impostures intellectuelles des physiciens Alan Sokal et Jean Bricmont. Dans Impostures intellectuelles, Sokal et Bricmont montraient qu'un nombre important de penseurs (philosophes, psychanalystes, certains sociologues) introduisaient de manière abusive des notions (mal comprises) mathématiques et physiques de haut niveau. Ceci avait pour effet de donner une apparence trompeuse de scientificité aux discours de ces penseurs (Argument d'autorité).
Lors de la polémique qui avait suivi la parution de l'ouvrage, Bouveresse avait pris la défense de Sokal et Bricmont[1]. Prodiges et vertiges de l'analogie prolonge l'analyse de Sokal et de Bricmont, mettant en évidence chez nombre de penseurs le "littérarisme", tendance à abuser de l'analogie et du "droit à la métaphore" qui avait été évoqué par les penseurs postmodernes pour justifier l'emploi abusif de notions physiques et mathématiques éloignées des sujets traités.
Un peu comme celui-ci (qui doit d'ailleurs vous servir dans vos fonctions d'élu dans votre commune) : https://g.langue.de.bois.free.fr/
Ha, je ne peux m'empêcher de vous en coller un petit bout :
"La complexité de la réalité scientifique doit conduire à l'ouverture intégrale d'un temps et d'une époque en phase avec les innovations afin de ne pas être dépassé. Inutile de chercher à vous convaincre, vous qui savez déceler le vrai du faux, si j'affirme avec force que l'intensité habituelle des difficultés ..."
Quant au sophisme éculé qui consiste à faire un raccourci entre taille du cerveau et intelligence, loin de moi de vouloir vous clouer le bec, mais je m'inscris néanmoins en faux. D'abord le moineau a toujours fait preuve d'une admirable intelligence d'adaptation, ensuite, à l'instar de nombreux autres organes, en particulier chez l'être humain, la taille n'est pas forcément gage de performance !
Et je me sens plus moineau que moine.
Ce texte est grotesque. Tout simplement grotesque.
Une fois traduit dans une langue intelligible, gageons qu'il ne contient rien de bien révolutionnaire.