Backstage 0810

Formule mathématique écrite à la main : racine carrée de 2 divisée par 2Comme beaucoup de scientifiques, j’aime les chiffres. Et les nombres aussi.
Je sais, ce ne sont pas des choses qui se disent en société.
C’est un peu honteux.

Quand j’étais jeune, lors des réunions de famille, mes parents, très fiers, donnaient mes résultats scolaires en pâture aux oncles et tantes. Et leurs enfants (mes cousins et cousines) me regardaient par en dessous avec l’air de dire « pfff quel polard ». Et pour briller dans les yeux des filles, il me fallait cacher cette passion pour les nombres, pour les maths, pour l’informatique naissante, pour l’électronique, pour la physique, pour l’astrophysique.

Sur le sac US qui me servait de cartable (nous étions des rebelles à l’époque:), là où tous mes copains inscrivaient les noms des groupes de rock en vogue, moi j’avais écrit les sigles suivants: SHRDLU, Lisp, Lovelace et Turing. Et quand on me demandait leur signification, je me taisais et baissais les yeux.

Quand on me demandait ce que je faisais (alors que je me grillais les neurones en math sup), je répondais « Bah, je fais des études en sciences » et renvoyais la question, tant il est vrai que pour intéresser quelqu’un, il faut l’écouter parler de lui (ou d’elle).

Aujourd’hui, je suis loin de toute cette misère personnelle, et je me plonge avec délice dans les ouvrages qu’il me fallait auparavant recouvrir d’une couverture de « Playboy » pour éviter les regards désapprobateurs: « The International Journal of Forensic Computer Science« , « Paradoxes mathématiques » et autres MISC… Et comme je m’amuse à tenir ce blog, j’ai pu me plonger grâce à vous (et avec délice) dans les nombres des statistiques de consultation que me remonte « google analytics ».

BOOM BOOM BOOM BOOM BOOM BOOM (roulements de tambours)

Voici donc, en exclusivité confidentiel défense, quelques nombres (avec des images, c’est encore plus joli) que vous avez générés en venant me rendre visite sur ce blog, entre le 1er septembre 2006 et 2008:

Le tableau de bord des visites mensuelles:

Graphique en courbe : évolution mensuelle des visites du blog de septembre 2006 à octobre 2008Je rougis de plaisir de savoir que 4864 personnes se sont égarées ici au mois de septembre 2008! Je sais, c’est à peine une heure de visiteurs du blog de JM Ucciani dessinateur, mais bon, je vous remercie tous, chers lecteurs et lectrices!

Vue d’ensemble des visiteurs:

Tableau statistique : 69 636 visites, 37 650 visiteurs uniques, 115 407 pages vues, temps moyen 1h1m56s

Profil technique – les navigateurs:

Tableau répartition navigateurs : Firefox 54,73 %, Internet Explorer 32,90 %, Safari 4,56 %, Mozilla 3,27 %Firefox, numéro un haut la main! Cela devrait faire plaisir à Tristant Nitot.

Profil technique – vitesses de connexion:

Tableau vitesses de connexion : DSL 41 521 visites, Unknown 17 476, T1 5 237, Câble 3 633, Dialup 1 479Tout cela me permet de voir qu’il existe des visiteurs ayant une liaison internet OC3 à 155 Mb/s (une connexion OC3 est 100 x plus rapide que T1 (1.5 Mb/s) et 3.5 x plus rapide que T3 (45Mb/s)), mais aussi quelques uns en liaison modem 56k (je sais, c’est peut-être une personne qui est venue 1479 fois)…

La synthèse géographique:
69 636 visites, provenant de 119 pays/territoires.

Carte mondiale code couleur : répartition des visites par pays, Canada en jaune (1 214 visites)
Tableau visites par pays : France 57 914, Belgique 2 959, Canada 1 214, Allemagne 963, Royaume-Uni 963Pour un blog exclusivement en français, cela fait plaisir de voir qu’il y a encore des français à l’étranger:) [Edit 12/10/2008: un lecteur me fait remarquer qu’il n’y a pas que des français qui parle français hors de France… Je suis honteux, vraiment! Je corrige donc.] Pour un blog exclusivement en langue française, cela fait plaisir de voir qu’il y a autant de francophones dans le monde:)

Les mots clefs utilisés qui amènent ici:

Tableau mots-clés de recherche : zythom 2 722 visites, blog expert judiciaire 290, image pédophile 284Quelques mots clefs sont également intéressants…
image(s) pédophile(s) 284+157+137+73+53+52 = 756 visites qui amènent ici suite à la saisie de ces mots clefs dans les moteurs de recherche.

Mais n’oubliez pas la citation suivante:
« Je me suis jeté dans la boue plus d’un demi-million de fois. Cela permet-il d’en déduire quoi que ce soit sur mon état mental? »
Sepp Maier (gardien de but allemand) via Courtois.

Les sources de trafic:
LE tableau des tableaux, celui que l’on ne montre jamais, celui des sources de trafic (69 636 visites via 383 sources et supports):

Tableau sources de trafic : google organic 21 037 visites, direct 20 101, maître-eclaes.fr 9 319, google.com 2 411

Merci donc à google et à vos marques-pages.
Merci à Sid, Bertrand Lemaire, Bruno Kerouanton

Merci surtout à Maître Eolas (attention site addictif) dont le référencement permanent montre ici l’influence (et je ne parle pas des pics de fréquentation lorsqu’il publie un lien dans un billet – heureusement que je ne paye pas la bande passante de l’hébergement…) Qu’il soit ici publiquement écrit que je lui offre une bière dans le premier endroit où je peux entrer avec un sac sur la tête (je porte très mal la serviette).

Un grand merci aussi à Paxatagore qui a été le premier blogueur à me référencer dans sa blogroll! (Paxatagore, revenez!)

Allez, je lève mon verre à la santé de tous ceux qui sont venus ici passer en moyenne 1mn 56s 31415926535. En particulier à tous les lyonnais 🙂

Et si un jour vous croisez quelqu’un en costume noir avec un autocollant ETAOIN sur son attaché case, alors qui sait, c’est peut-être moi?

Suum quique tribuere

Voie Z

Lors d’une correspondance ferroviaire, dans une gare dont je tairai le nom afin de ne pas faire de publicité au risque de voir ce billet tomber sous le couperet de l’extension adblockPlus de mon navigateur favori, lors d’une correspondance donc, je remarque une incongruité: les voies de la gare sont numérotées 1, Z, 2, 4, 6 et 8…

Vous l’aurez remarqué comme moi, les nombres impairs sont absents sauf le premier d’entre eux, et une voie porte le doux nom de « voie Z ».

Sur le quai, j’étais semble-t-il le seul à m’être rendu compte de cette double anomalie, ou plutôt le seul à me poser la question, ou encore plus vraisemblablement le seul à ne pas avoir la réponse…

Afin d’en avoir le cœur net, et puisque j’avais 37mn à tuer, je me suis approché d’un homme en « bleu SNCF » qui officiait sur le quai. Après lui avoir expliqué ma surprise et mes interrogations, l’homme eut l’air interloqué et m’a répondu que « c’est la première fois qu’on me pose cette question » et qu’il faut le laisser tranquille car il a beaucoup de chose à faire, mentant ainsi effrontément…

Je repère alors deux femmes, élégamment vêtues du costume SNCF, auxquelles je soumet mon problème.

Les deux femmes sourient (montrant ainsi leur immense supériorité sur l’homme) et me répondent la chose suivante:

« concernant les numéros impairs, les voies impaires sont réservées au tri et à la préparation des trains. Elles sont donc plus loin, en dehors de la zone accessible au public.« 

Zythom: « Mais pourquoi une voie n°1? »

« Heu, ben, heu, c’est pour les trains de marchandises… » me répondent-elles (un peu au hasard me semble-t-il).« 

Zythom: « Et la voie Z? »

« Et bien, nous nous sommes déjà posées la question, mais vous voyez, tous les anciens sont partis à la retraite, et la réponse à nos questions est partie avec eux…« 

Voici donc comment une entreprise perd son savoir et sa mémoire…

Alors ce matin, avec l’aide d’internet, j’ai un début de réponse à cette question à deux euros: « C’est juste une voie « zone » d’attente ou de garage. Toute[s] les gares n’en on[t] pas mais sur les grande[s] ligne[s] c’est une obligation car ça empêche [permet à] un train qui a des problèmes de se mettre sur cette voie en attendant qu’une solution soit trouvé[e] donc [de] laissé[er] le champs libre au[x] autres. Salut« 

Source Yahoo

Mais dans mon esprit, la réponse secrète restera « voie Z, comme Zythom… »

Magic Boulet

Couverture BD « Notes » avec tête stylisée aux cheveux rosesCher Mr Boulet,

Je tiens un blog dont vous n’avez certainement jamais entendu parler, et où j’aborde certains aspects de ma vie professionnelle, de mon activité d’expert judiciaire, de ma vie publique et de ma vie de famille…

Je suis sur que si vous lisiez ce courrier, vous m’imagineriez en costard cravate triste, les cheveux rares et un air sérieux. Vous n’avez pas complètement tort, car le monde est ainsi fait qu’un expert judiciaire lorsqu’il sort de chez lui doit se plier aux règles d’usage s’il veut pouvoir passer pour quelqu’un de sérieux: je mets donc une veste de costume lorsque j’officie et/ou lorsque je rencontre mes homologues. L’habit FAIT le moine et on n’imagine pas un magistrat siégeant en chemise hawaïenne ou un dessinateur de bd travaillant en costume trois-pièces.

Si je vous écris cette lettre, ce n’est pas pour vous demander une dédicace (je n’oserais pas, ou alors « pour Louis[1]« ) ou un dessin sur commande, mais parce que je fais parti de vos admirateurs et que je n’ose pas mettre de commentaire sur votre blog.

Je viens de finir votre album « Notes – Tome 1 – Born to be a larve » et j’ai adoré. Fidèle lecteur de votre blog, j’ai retrouvé avec plaisir tous les billets que j’y avais dévorés, ainsi que les inédits que vous avez glissés dans l’album. J’ai ri à chaque pages et je me suis surpris à m’identifier à votre personnage, mais aussi à vos amis, à vos lecteurs et parfois aux personnes dont vous dénoncez les défauts avec brio.

J’ai dévoré l’album, sans syndrome « du collègue rigolo[2]« , ni syndrome « Frankenstein[3] » et je vous assure que j’attends avec impatience la sortie du tome 2…

Je n’ai jamais été très fort pour les compliments, aussi j’arrête ici ce billet, et je m’en vais relire l’album et corner ses pages comme vous m’avez appris à le faire sans complexe.

Fanatiquement,
Zythom

—————-
[1] Vous n’avez qu’à acheter l’album…
[2] Voir note n°1…
[3] Voir note n°1…

De droit un peu

Je sais qu’il y a dans mes lecteurs quelques juristes, et je les prie de m’excuser pour ce billet qui ne présente absolument aucun intérêt pour eux.

Etre expert judiciaire demande de connaître quelques rudiments de droit. Si vous êtes un peu hermétique à cette science, alors faites comme moi, épousez une avocate. C’est la seule femme que vous regarderez avec de plus en plus d’intérêt à mesure que passeront les années (où alors suivez les conseils d’Agatha Christie et changez de métier…).

Et en feuilletant ses livres de chevet, vous tomberez sur quelques textes qui peuvent (éventuellement) vous surprendre, vous amuser ou vous faire peur…

Code pénal – Art. 224-8: Le fait par quiconque, en communiquant une fausse information, de compromettre sciemment la sécurité d’un aéronef en vol ou d’un navire est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75000 euros d’amende.

Je vous jure que j’éteins toujours mon téléphone portable, et que je désactive ma carte wifi lorsque je me trouve dans un aéronef en vol!

Code pénal – Section 3 : De la livraison d’informations à une puissance étrangère. – Art. 411-6: Le fait de livrer ou de rendre accessibles à une puissance étrangère, à une entreprise ou organisation étrangère ou sous contrôle étranger ou à leurs agents des renseignements, procédés, objets, documents, données informatisées ou fichiers dont l’exploitation, la divulgation ou la réunion est de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation est puni de quinze ans de détention criminelle et de 225000 euros d’amende.

Bon, ça calme tout de suite. J’espère que les personnes habilitées à accéder à E.D.V.I.G.E. ont un bon parefeu, un bon antispyware et un bon antivirus. Et qu’ils n’installent pas de logiciel P2P

Code civil – Art. 559: Si un cours d’eau, domanial ou non, enlève par une force subite une partie considérable et reconnaissable d’un champ riverain, et la porte vers un champ inférieur ou sur la rive opposée, le propriétaire de la partie enlevée peut réclamer sa propriété ; mais il est tenu de former sa demande dans l’année : après ce délai, il n’y sera plus recevable, à moins que le propriétaire du champ auquel la partie enlevée a été unie, n’eût pas encore pris possession de celle-ci.

Ami lecteur, si ta résidence secondaire est située près d’un cours d’eau, veille à y aller au moins une fois par an…

Code civil – Art. 564: Les pigeons, lapins, poissons, qui passent dans un autre colombier, garenne ou plan d’eau visé aux articles L. 431-6 et L. 431-7 du code de l’environnement appartiennent au propriétaire de ces objets, pourvu qu’ils n’y aient point été attirés par fraude et artifice.

Hu hu hu.
Je suis sur que je ne suis pas au bout de mes surprises.
J’aurais du m’inscrire en droit 🙂

Un ficheur sachant fichier

Quelques lecteurs attentifs ont remarqué que je ne souffle mot de la révolte actuelle concernant la base de données E.D.V.I.G.E. (Exploitation Documentaire et Valorisation de l’Information Générale) surnommé « fichier Edvige ».

Effectivement, l’édifice est déjà si haut que je vois mal comment y ajouter ma propre pierre. Je vais donc construire une petite remise à côté, ou plutôt une niche [Edit: à la relecture, c’est plutôt un clapier].

Ce qui m’a le plus frappé, en tant qu’informaticien, est l’utilisation du mot « fichier », avec en plus l’erreur de croire que « fichier » est synonyme de « fichier informatique ».

Que disent les dictionnaires?
J’ai trouvé chez moi le mot fichier dans le dictionnaire « Larousse Universelle en 2 volumes » (édition 1922) que j’ai hérité de mon grand-père. Ce vénérable ouvrage lui donne la signification suivante: « Collection de fiches. Meuble destiné à classer les fiches ».

J’ai fait quelques recherches sur internet et suis tombé sur le « dictionnaire de l’ancienne langue française et de tous ses dialectes du IXe au XVe siècle de Frédéric Godefroy« . On y trouve quelques mots intéressants, dont le verbe « fichier »:
fiche:
1- Pic de fer, à la pointe renflée, pour planter la vigne.
2- Déclaration.

ficheis: Percepteur des revenus.

fichet: Poche.

ficheur: Ouvrier qui travaille avec la fiche.

ficheuse: Femme de mauvaise vie.

fichié: (adjectif) Fixe.

fichier: (verbe) Transpercer. Forme réfléchie: se précipiter.

fiçon: Aiguillon, dard.

ficquecion: Etat de quelqu’un qui est comme fiché en place par la force de l’application.

ficticieux: (adjectif) Hypocrite.

Délicieuse musique que ces mots sortis de l’histoire, où le ficheur allait voir le ficheis sa fiche à la main, et qui, s’il lui restait un sou en fichet, se fichier vers sa ficheuse pour la fichier avec son fiçon sans ficquecion

Ne soyons pas ficticieux. Le problème d’Edvige, c’est de mettre au grand jour des pratiques ayant déjà plusieurs décennies (y compris avant l’informatisation). Et le développement de ces pratiques, et leur redoutable amélioration par l’informatique, ne seront JAMAIS empêchées. Tout au plus peut-on obtenir qu’elles ne soient pas officielles.

A moins de nous attacher à la devise de Frédéric Godefroy: « Invia tenaci nulla est via« .

Mais la devise est vraie dans les deux camps. Et à mon avis, sauf à commencer le Jihad Butlérien, il est déjà bien trop tard.

10 ans

Happy birthday…

Grâce au paradoxe des anniversaires (utilisé en cryptographie pour élaborer des attaques sur les fonctions de hachage), je sais maintenant que si je vais à une assemblée de plus de 10111 blogueurs, j’ai une chance sur 10 d’y rencontrer un blogueur ayant commencé son blog le même jour que moi… c’est-à-dire il y a pile 10 ans, le 101 septembre 11111010110.

Et pour fêter cela, une petite note culturelle honteusement pompée sur issue de Wikipedia:
Deux est :
* Le nombre de la deuxième pièce des centimes d’euros où figure une Marianne, pour les pièces françaises.
* Le nombre de la dernière pièce d’euros où figure un chêne, un hexagone et la devise républicaine pour les pièces françaises.
* Le nom de plusieurs personnages fictifs : N° Deux.
* Dans la langue anglo-saxonne, la locution «number two», est un euphémisme pour la défécation.
* Un des préfixes d’appel radio alloués au Royaume-Uni.
* Le numéro de la zone DVD pour l’Europe, l’Afrique du Sud, le Moyen-Orient et le Japon.
* Au rugby, le numéro de la position la plus dangereuse, le talonneur.
* Au baseball, deux représente la position du receveur.
* Le premier chiffre des codes d’appel téléphoniques en premier lieu pour les pays d’Afrique.
* La seconde dans le système scolaire français est la première classe du lycée.
* La deuxième planète du système solaire s’appelle Vénus.
* Le nombre de couleurs dans un jeu de cartes (rouge et noir).
* En France, le nombre d’années de mariage des noces de cuir.
* Dans les pays anglo-saxons et en Allemagne, le nombre d’années de mariage des noces de coton.
* En musique :
o Dans l’échelle diatonique, la seconde — représentée de préférence par le chiffre arabe 2 — désigne un intervalle entre deux degrés conjoints. On pourra distinguer la seconde mineure, qui équivaut au demi-ton, et la seconde majeure, qui équivaut au ton.
o Dans une gamme ou une tonalité, le chiffre romain II désigne, soit le deuxième degré — appelé sus-tonique —, soit la fonction tonale associée, soit l’accord correspondant — lorsqu’il est distingué, II = majeur et ii = mineur.
o Dans la musique modale, le deuxième mode est appelé Dorien.
* Années historiques : -2, 2, 1902 ou 2002.
* Le n° du département français, l’Aisne.
* Le numéro de l’autoroute française A2 qui part de Péronne (de l’A1) pour atteindre la Belgique.
* Le nombre d’atomes d’hydrogène dans une molécule d’eau (H2O)

En anglais, 2 (two) est :
* La dénomination du billet de 2$ où figure le portrait de Thomas Jefferson ; (dernière impression en 1996 ; en 2004, rarement vu en circulation).
* La dénomination de la pièce de 2$ canadiens où figure un ours polaire.
* La dénomination de la pièce de 2$ néo-zélandais, où figure le héron blanc.
* Une abréviation pour le mot «to» — leur prononciation se ressemble mais ce ne sont pas des homophones au sens strict, voir par exemple la phrase «from two to two to two two» («de deux heures moins deux à deux heures deux»); ce mot a plusieurs sens, mais l’abréviation en général utilisée pour l’acception «vers» (direction, but), comme par exemple dans P2P (peer-to-peer) ou en langage SMS «2U» (to you, pour toi).

So, thanks 2U dear reader… Tout particulièrement à ceux qui m’ont incité à continuer quand j’ai eu une baisse de moral.

Hips, à la votre!

L'Ours

Pendant nos trois semaines de camping aux Youessai, nous avons rangé soigneusement tous les soirs notre nourriture dans les containers en acier présents sur chaque emplacement de camping, suivant en cela les consignes strictes des Rangers qui nous conseillaient d’y mettre tout ce qui peut attirer un ours: dentifrice, chewing-gum, crèmes diverses, etc. Et chaque jour, à chaque randonnée, nous cherchions désespérément à apercevoir un ours.

C’est pourquoi, lorsque nous sommes arrivés à notre avant dernier camping, nous avons été plutôt contents quand le Ranger de l’accueil nous a prévenu qu’il y avait un ours qui s’introduisait dans le camping presque toutes les nuits. Juste un peu inquiets quand il a précisé qu’il y avait deux ou trois voitures fracturées chaque semaine…

Nous avons donc, un peu plus que d’habitude, scrupuleusement rangé toutes nos affaires « odorantes » dans le container anti-ours.

Et nous sommes partis en randonnée.

Et après quelques heures de marche plus ou moins silencieuse, nous sommes tombés nez à nez avec un ours, au beau milieu des séquoias.

Je dois dire que les huit enfants et quatre adultes sont restés très calmes, avec une petite pointe de stress assez palpable. Sans perdre notre sang froid, nous avons vérifié si l’animal était accompagné de ses petits (signe qu’il s’agit d’une femelle et là attention si elle pense que ses petits sont en danger). Puis nous nous sommes regroupés, prêts à crier très fort si l’animal s’approchait un peu trop (cela les fait fuir, en théorie).

J’avais mes propres « petits » à l’œil quand j’ai réalisé que je portais le sac à dos contenant tout le goûter… Discrètement, j’ai donc sorti du sac à dos le caméscope et l’appareil photo, afin de pouvoir abandonner sans autre forme de procès le précieux goûter si l’ours décidait de me choisir pour cible…

Et c’est ainsi que pendant plusieurs longues minutes, cet animal sauvage s’est promené à une dizaine de mètres de nous (sans nous prêter la moindre attention). Nous, par contre, entre deux gouttes de transpiration, nous l’avons mitraillé avec nos appareils photos.

Première photo floue d'ours brun en randonnée

1ère photo (floue car j’avais la trouille…)

Ours noir près d'un tronc en forêt

Coin repas des randonneurs précédents.

Deux ours dans une forêt ancienne aux arbres géants

Nous battons retraite, notre goûter est sauf, nous aussi.

La forêt était magnifique, avec ses arbres grandioses, et l’instant était magique.

Pendant la nuit, nous avons entendu des gens crier et faire du bruit en provenance de l’autre côté du camping. Ils n’avaient qu’à pas l’inviter…

Si vous passez faire du camping à YNP, je vous recommande vraiment White Wolf Campground.

Cette semaine, c’était la rentrée des classes et le soir, à table, chacun a raconté SA rentrée. Ma fille puînée m’explique que sa maitresse lui a demandé d’écrire une petite dissertation sur le thème « raconte ta meilleure journée des vacances ».

Zythom (papa ému): « Alors, quelle journée as-tu raconté? »

Mafifille: « J’ai raconté LA journée de l’Ours… »

Nickel chrome

Vous l’avez compris, j’ai testé le nouveau navigateur de Google nommé « Google Chrome » sorti aujourd’hui.
Et bien, je dois dire que c’est pas mal du tout.
Et bien sur, je suis allé fouiner du côté du cache situé dans « C:Documents and SettingsZythomLocal SettingsApplication DataGoogleChromeUser DataDefaultCache ».

Ya plein de travail pour les inforensiticiens…

Mais, l’extension « AdBlock Plus » de Firefox me manque déjà… Je vais donc encore rester fidèle à Firefox qui illumine ma toile en supprimant les réclames.

Souvenirs, souvenirs

De retour de vacances, vous voici à la tête d’un bon paquet de photographies numériques. Voici les conseils de tonton Zythom…

Tout d’abord, je suis NUL en photographie. Comme beaucoup de personnes, je prends plein de photos avec un petit appareil photo numérique standard (enfin il était standard au moment de son achat, il est ringard un an après, et aujourd’hui qu’il a trois ans…) d’1.3 mégapixels.

Quand je dis NUL, c’est que je me contente du mode AUTO de prise de vue, car je sais à peine changer de mode et surtout pas faire les réglages moi-même (NUL je vous dis).

Mais je m’en sors relativement bien, car je récupère les photos des autres sur mon ordinateur.

De retour des USA, je me suis donc retrouvé à la tête de 2500 photos issues de cinq appareils photos numériques différents. Quand j’écris « différents », je pense bien sur aux modèles, mais aussi aux dates et heures respectives de chaque appareil… qu’il va bien falloir synchroniser si on veut pouvoir faire un rangement quelconque. L’un des appareils était en 2005 (probablement la date usine), un autre à l’heure californienne (mais pas à l’heure d’été), etc…

Etape 1: sauvegarde.

Gravure sur DVD de l’ensemble des photos, vérification du DVD sur un autre lecteur, copie des photos sur l’ordinateur de travail avec conservation des photos sur le portable. Ceinture, bretelles et sourire de la crémière comme toujours en informatique… Logiciel préféré: CDBurnerXP (gratuit).

Etape 2: synchronisation horaire.

Dans ce cas là (et dans bien d’autres, mais pas toujours) « google is my friend » (blogspot also indeed): j’ai trouvé un petit utilitaire bien pratique: JpgTime. Vous placez les photos de chaque appareil photo dans un répertoire séparé (un appareil, un répertoire) et vous trouvez une photo commune par couple d’appareils photos (un coucher de soleil, un gâteau d’anniversaire, etc). Et hop, le logiciel vous corrige les dates, heures, minutes et secondes des 500 photos du répertoire en ajoutant l’intervalle de temps nécessaire (il faut juste ne pas avoir modifié la date pendant le séjour).

Etape 3: mélange.

Ensuite, il ne reste plus qu’à utiliser l’excellent IrfanView pour modifier les noms de fichiers des 2500 photos. Pour ma part, j’ai choisi de nommer chaque photo ANNEEMOISJOURHEUREMINUTESECONDEANCIENNOM.jpg à partir des informations EXIF extraites automatiquement par IrfanView (et qui viennent d’être corrigées par JpgTime si vous suivez correctement).

Je mélange ensuite l’ensemble des photos des cinq appareils dans des répertoires ANNEEMOISJOURs.

Etape 4: première élimination.

Il est enfin possible de parcourir les 2500 photos. Si vous mettez 5 secondes par photo, vous allez en avoir pour 3 plombes (3h28’20 »). Il faut donc faire défiler très rapidement (et à la main) les 2500 photos pour éliminer sans pitié les photos floues, noires. Bref, toutes celles manifestement ratées. J’en profite au passage pour tourner de 90° les photos qui en ont besoin, corriger les yeux rouges et les sous exposées. Mon outil préféré pour cela: Picasa. Simple, rapide avec sauvegarde des originaux.

Etape 5: panoramas.

Je vous l’ai déjà dit en début de billet: je suis NUL en photographie. Mais face à certains paysages, j’ai vraiment envie de les emporter chez moi en poster. Donc, j’achète des posters (plus précisément, des calendriers). Mais je veux aussi pouvoir agrandir mes propres photographies… et avec un 1.3 mégapixels on ne va pas très loin. Sauf si on prend plusieurs photos que l’on assemble ensuite! C’est tout l’intérêt des photos numériques. A l’aide de l’excellent Hugin et un peu de chance, j’ai pu obtenir quelques belles photos comme celle-ci (issue d’un assemblage de sept photos):

Panorama de chaîne montagneuse alpine avec lac et conifèresTaille originale avant transfert sur le blog: 10792 x 1875

Etape 6: gravure et envois.

L’étape précédente (qui en pratique a duré plusieurs jours) avait pour objectif de retirer les photos ratées, sans trop faire de choix sur les photos. En effet, chaque famille ayant ses propres critères de sélection, j’envoie à chaque propriétaire d’appareil photo un DVD à ce stade et les moutons seront bien gardés. Gardez un exemplaire de DVD pour vous, c’est toujours une sauvegarde de plusieurs jours de travail. Il reste 2300 photos.

Etape 7: sélection finale.

Objectif: conserver 30% des photos prises et les faire développer sur papier photo. Il faut faire ce travail seul et avoir un mental d’acier. A chacun sa technique. Personnellement, je procrastine.

Etape 8: développement.

Il faut absolument s’obliger à développer ses photos pour les transmettre aux générations suivantes. Je vous laisse choisir le meilleur site de développement photos.

Etape 9: évaluation.

Il ne reste plus qu’à faire évaluer vos albums par vos amis et enfants. S’ils s’endorment au delà de la 10e page, c’est que vos vacances n’intéressent que vous.

Et c’est souvent le cas 🙂

Deep sand

La voiture qui me précède s’arrête et ses occupants me font des signes d’appel au secours. Je suis bien en peine de leur porter secours: je suis moi-même en difficulté.

Nous sommes à Death Valley (la vallée de la mort), il est 18h, le soleil va bientôt passer derrière les montagnes. La température est encore de 35°C malgré le ciel nuageux. Cela fait deux heures que nous roulons sur de la « dirty road » (piste non goudronnée) sans rencontrer âme qui vive.

Nos deux voitures viennent de s’ensabler.

Mais revenons en début de journée.

Nous partons de Yosemite National Park où nous venons de passer plusieurs jours. Comme chaque fois, les huit enfants des deux familles se répartissent dans les deux voitures pendant que les quatre adultes font le point sur le trajet. Cela fait deux semaines que nous sommes en camping sous tente et ce soir nous couchons à l’hôtel, près de Death Valley. A nous les bonnes douches…

Le point sur le trajet se passe de la manière suivante: l’équipage n°2 (c’est nous) entre dans le GPS le point d’arrivée visé et, muni des informations de Tommy, propose un trajet. L’équipage n°1, adepte des cartes routières papiers, étudie ce trajet et propose des modifications, des détours, des points de ravitaillement possibles, etc.

Les chambres d’hôtel étant réservées, nous avons le temps de prendre le chemin des écoliers. Nous décidons donc de quitter l’autoroute à « Big Pine » (cela ne s’invente pas) et de pénétrer dans le parc de Death Valley par le nord en empruntant des pistes non goudronnées.

L’un des objectifs est d’aller voir les dunes Eureka. Quelques miles sur les pistes américaines, c’est un peu l’aventure pour nos gros vans 7 places de 2 tonnes…

Ce que nous ignorions, c’est que la piste pour « voitures normales » s’arrête là. Après, vers l’Est, c’est réservé aux 4×4…

Inconscients de nous engouffrer dans une impasse pour nos véhicules, nous poursuivons. La conduite est un peu sportive, les voitures « flottent » un peu sur le sable dans certains passages… jusqu’à l’enlisement.

Nous venons d’arriver à un endroit appelé « Deep sand » (sable profond).

Carte de Death Valley avec zones Eureka Dunes et Deep sand, avertissement 4WD

Source: Death Valley National Park

Il est 18h, le soleil va bientôt passer derrière les montagnes. La température est encore de 35°C malgré le ciel nuageux. Cela fait deux heures que nous roulons sur la piste sans rencontrer âme qui vive.

Tout le monde descend des voitures.

Le « truc » dans ces cas là pour éviter que grands et petits ne prennent peur, c’est de plaisanter et de montrer une belle assurance: « ça, c’est de l’Aventure! Encore quelque chose d’extraordinaire à raconter à l’école! ». Je fais le fier et le blasé, mais j’ai un peu peur. Nous avons de l’eau, des tentes, le plein d’essence, de la nourriture; personne n’est blessé, nous savons où nous sommes, nous ne manquons pas de matériel. Mais c’est ma première expérience d’ensablement.

Comme je ne peux plus avancer puisque la voiture n°1 bloque le passage, je passe naturellement la marche arrière, je débranche l’ESP et commence à « godiller » avec le volant. Par chance, je découvre à ce moment là que nos deux voitures sont des tractions et non des propulsions. Après quelques minutes d’efforts, je sors du sable et arrive à reculer d’une centaine de mètres.

La voiture n°1 est, quant à elle, posée sur le sable, roues avant complètement ensablées. Comme « vu à la télé », nous creusons et plaçons des pierres derrière les roues. Mais quand le conducteur accélère, les roues tournent un peu puis se bloquent: le système ESP détecte un glissement qu’il juge anormal et ordonne aux freins de bloquer les roues avant. Et sur cette voiture, il ne peut pas être désactivé…

Et Paf le chien!

C’est alors qu’il faut imager douze personnes ayant envie d’une bonne douche chaude mues par l’énergie du désespoir: tout le monde se bouscule pour trouver une place, qui derrière, qui sur les côtés, pour pousser la voiture. Il ne manquait que Taillefer pour entonner la Chanson de Roland pour galvaniser les troupes.

Et ainsi, mue par onze chevaux-sueurs, la traction de deux tonnes s’est trouvée propulsée sur plusieurs mètres. Inutile de dire que son conducteur a écrasé le champignon pour faire demi-tour et rejoindre le véhicule n°2 sur le sable dur.

Tout le monde remonte en voiture. Nous fonçons jusqu’à la piste « en dur ». Nous refaisons toute la piste en sens inverse. Nous prenons la route normale jusqu’à l’hôtel où nous arrivons la nuit à 23h. Les douches sont sublimes.

Le lendemain, avec un ciel sans nuage, la température montera jusqu’à 48°C à l’ombre.