Blog sans déesse

Plaque noire avec texte blanc Blog sans dieu
Depuis que je suis accros aux blogs, c’est-à-dire depuis quelques années, je lis fidèlement les billets de nombreux blogueurs de talents. La plupart d’entre eux (quand ils sont avouables) sont dans ma blogroll sur la droite de mon blog.

Parfois, certains blogueurs espacent leurs billets dans le temps, et arrêtent de publier. Ils s’écartent de leur blog pour vaquer à des occupations plus sérieuses.

Mais ils me manquent…

Sans vouloir tomber dans la déclaration grandiloquente, si vous connaissez personnellement Maitre Veuve Tarquine, moi qui n’ai pas cette chance, dites-lui que ses émotions me manquent.

Actu de la semaine

Graffiti de Banksy : policier fouillant une enfant contre un mur
L’actu de la semaine en une seule photo.

Source: banksy.co.uk

[Pour les malvoyants: c’est la photo d’un graffiti sur un mur représentant un policier anglais en train de fouiller une jeune écolière. La petite fille a les mains sur le mur, son cartable rose est posé par terre à côté d’un ours en peluche. Le policier est penché sur elle, ses mains sont posées sur les hanches de la fillette à la recherche d’une arme]

Je les déteste

Je ne sais pas pourquoi, mais dès que j’ai appris leurs noms, je les ai aussitôt détestés:
1. Samantha Cristoforetti (Italie)
2. Alexander Gerst (Allemagne)
3. Andreas Mogensen (Danemark)
4. Luca Parmitano (Italie)
5. Timothy Peake (Royaume-Uni)
6. Thomas Pesquet (France).

Peut-être à cause de cela

Jaloux?
Mais PAS DU TOUT.

Un peu quand même
Par Mars, qu’ils me fassent rêver!

Publi-information

Afin de ne pas tomber sous le coup de l’article L121-1 du code de la consommation, et conformément à l’article 20 de la loi pour la confiance dans l’économie numérique, je vous informe que ce qui suit constitue une publicité. Je signalerai mes sponsors dans le corps du texte.

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J’ai dans mon agrégateur de flux 124 sites internets dont je suis les billets au fur et à mesure de leur publication.

Il est évident que parmi ces sites, certains ont mes faveurs de lecture en ce sens que si j’ai 100 billets non lus, je commencerai par eux.

En premier lieu, je citerai Journal d’un Avocat, tenu par Maitre Eolas [très gros sponsor: 16% des visites des 30 derniers jours proviennent directement de ce site, et 99% de mes visiteurs ont connu mon blog par son intermédiaire]. J’adore, mais je commente peu car le domaine m’est relativement étranger (sans jeu de mots), ce qui se traduit par des envies de commentaires du genre « +1 ». J’y lis les billets avec soin et concentration, je suis les liens mentionnés et effectue les recherches ad hoc pour les concepts compliqués. J’y lis les commentaires, mais uniquement ceux auxquels Maitre Eolas a répondu (car en général c’est assez drôle) et admire le courage suicidaire de ceux qui osent poster des contre-argumentaires. Je suis fan, donc. C’est mon Pape à moi.

Le deuxième flux qui me fait immédiatement réagir provient du site Bouletcorp Le Blog. Ce type est un génie du dessin. J’attends avec impatience la sortie du tome 3 et rêve d’une dédicace. Si quelqu’un qui me lit connait Gilles Roussel, qu’il lui serre la main de ma part, se l’ampute et me l’adresse sous vide… S’il vous plait.

D’autres billets qui me font aimer mon agrégateur proviennent du blog de Sid: Ma petite parcelle d’Internet [gros sponsor: 5% des sources de visites directes du mois dernier]. Un hacker au sens de la Request For Comments n°1392… Ses billets me rappellent sans arrêt que la discipline informatique dans laquelle je suis expert judiciaire est un vaste champ de mines.

Je ne rate pas un billet publié sur le blog des Chroniques judiciaires de Pascale Robert-Diard, mais la journaliste que je préfère, de loin, reste Aliocha qui partage sa passion du journalisme sur son blog La Plume d’Aliocha [gros sponsor avec 2% des sources de visites]. Elle me pousse à réfléchir sur le métier de journaliste que je voyais sous le seul angle du café du commerce. Je tremble à l’idée de devoir un jour me recycler en responsable de communication et d’avoir à l’affronter IRL.

En fin, et afin de prouver la sincérité de ce billet, comme je ne peux pas citer tous les sites de mon agrégateur appartenant à des catégories inavouables, je mentionne en passant que je me brise tous les jours les yeux sur le site de Bonjour Madame… Ce qui montre que je ne suis qu’un homme (ou pas).

Merci à tous les sponsors qui me soutiennent, c’est-à-dire à tous ceux qui ont pris la peine de mettre un lien vers mon blog depuis leur blogroll (je parle franglais quand je veux). Je ne peux pas tous les citer mais ils sont probablement inclus dans cette recherche googlesque.
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Ce billet est un clin d’œil à cette réponse d’Aliocha.

Forward to the past

Comme je l’ai déjà signalé, j’ai plusieurs casquettes à mon arc (sic): expert judiciaire en informatique, responsable informatique et technique dans une grande école d’ingénieurs, et conseiller municipal dans ma commune.

J’aime beaucoup ces différentes casquettes, moins certainement que je n’aime mes trois enfants, mon épouse et mes amis, mais beaucoup quand même. J’aime la spéléologie, les réseaux de neurones bouclés, la science fiction et l’espace.

Mais je crois que ma grande passion reste encore l’informatique.

Aussi loin que je remonte dans le temps, je trouve une attirance vers cet outil parfois machiavélique. Co-créateur du club d’informatique de mon lycée, nous avions persuadé un parent d’élève de nous prêter une fois par semaine l’ordinateur qu’il utilisait dans son entreprise, et le professeur de math nous enseignait les rudiments de la programmation (les algorithmes de réduction des fractions entières). C’était avant l’IBM PC et ses futurs machines compatibles, c’était avant internet.

Puis je me souviens d’une visite du centre Pompidou (Beaubourg) où un des premiers ordinateurs IBM trônait dans le hall d’entrée, avec le programme ELIZA en libre service. Je me souviens avec fierté avoir osé m’assoir sous le regard des adultes intimidés par cette machine.

A peine entré dans l’âge impertinent, je quémandais lors d’une visite au SICOB des impressions en code ASCII sur papier listing de posters représentant des pinups peu vêtues… Je me souviens que les vendeurs d’imprimantes profitaient de la lente avancée des têtes d’impression pour racoler les adultes pendant que je me tenais en arrière, prêt à répondre « moi » dès que le vendeur proposait le listing à l’assistance.

L’informatique grand public faisait son arrivée dans ma vie avec un TRS-80 Modèle I qui m’avait couté deux mois de travail d’été chez Félix Potin (on y revient!). Et avec lui une nouvelle vie, avec la découverte de la synchronisation des cassettes magnétiques (pas trop fort le son) et les boucles de temporisation au milieu des programmes assembleurs « car sinon cela va trop vite ». L’année suivante, je sacrifiais un autre mois de salaire pour passer la mémoire de 16 ko à 48 ko (oui: ko).

La parenthèse de l’enfer de la prépa passée, je me retrouvais entrant en école d’ingénieurs en même temps que des IBM PC à double lecteur de disquette 5″1/4. J’y aidais le responsable informatique à déballer les cartons, et son assistant de l’époque (aujourd’hui DSI dans la même école) se souvient de moi comme étant le seul étudiant autorisé à entrer dans la salle serveur pour y chercher les listings d’impression (contenant les résultats des exécutions nocturnes de nos programmes « en batch »). L’informatique individuelle progressait avec peine dans le centre de calculs.

Le diplôme en poche, je répondais présent à mes obligations militaires de 12 mois, dont 11 passés comme scientifique du contingent (après un mois assez dur de classes en Allemagne) dans le service informatique des armées. J’y ai participé à l’aventure du Calculateur Militaire Français qui devait équiper les équipements des trois armées (char, avion, etc). J’y ai rencontré une fois Serge Dassault qui ne doit pas se souvenir du petit porte serviette de l’IPA (Ingénieur Principal de l’Armement).

Mais surtout, pendant cette période riche pour moi en recherche documentaire, j’ai eu l’occasion de donner une suite à mon DEA en intelligence artificielle: la préparation d’une thèse sur les réseaux de neurones.

Outre le métier de « faisant office de » responsable informatique attitré du laboratoire, j’y ai compris que… et bien… je n’ai rien appris pendant mes dures études. Et surtout rien compris. Dure réalité que d’avoir à tout réapprendre pour chercher à comprendre en profondeur.

Je n’y ai pas prié afin d’obtenir un esprit sain dans un corps sain (réf), mais j’y ai découvert la spéléologie à laquelle j’ai pu apporter mon savoir faire en représentation 3D fil-de-fer et calculs trigonométriques.

Bref, une belle thèse avec des bons côtés (réf). Et c’est sur ces fondements que s’appuie le reste de ma carrière…

Ce billet est dédié à toutes les personnes qui m’ont aidé tout au long de cette période: du professeur de mathématiques à mon directeur de thèse et mentor (l’autre ami d’Ulysse), en passant par ce sergent instructeur qui est venu me voir pendant ma corvée TIG pour me dire « non, sérieux, Zythom, vous êtes ingénieur? ».

Qu’ils soient tous remerciés.

Je reste un nain sur leurs épaules de géants.

Plasticité synaptique

Affiche « INEPTITUDE » : skieur en cascade aérienne, slogan sur l'apprentissage

Travailler dans le domaine informatique demande un effort particulier d’apprentissage permanent. Les technologies évoluent vite, ce que vous teniez pour acquis une année devient obsolète l’année suivante, etc.

C’est particulièrement flagrant quand je retravaille mon cours d’introduction à l’informatique, notamment la partie où j’insiste lourdement sur les ordres de grandeur, comme par exemple les caractéristiques d’un PC d’aujourd’hui.

Les méthodes informatiques évoluent, les langages informatiques « nouvelle génération » poussent les anciens, pourtant toujours en activité (et souvent pour longtemps).

Celui qui travaille dans ce domaine, qu’il soit développeur, journaliste, chercheur ou expert, DOIT être une personne capable de faire évoluer ses connaissances et ses gouts.

Mais cette souplesse doit pouvoir être mise à profit dans tous les domaines et parfois avec un effort que je ne soupçonnais pas.

S’il m’est facile d’écouter de la musique avec mes enfants, d’en apprécier la découverte et de voir mes gouts continuer à s’élargir malgré mon statut de « vieux » auprès des moins de 20 ans, il m’est plus difficile d’évoluer dans le domaine de l’orthographe.

Et pourtant, avec ce blog, j’ai pris la décision depuis plusieurs mois, d’essayer d’appliquer la réforme orthographique de 1990. Celle-ci fait référence dans l’Éducation Nationale depuis l’été 2008: sources

ICI page 37 dans la marge « L’orthographe révisée est la référence. » et

LA page 2 « Pour l’enseignement de la langue française, le professeur tient compte des rectifications de l’orthographe proposées par le Rapport du Conseil supérieur de la langue française, approuvées par l’Académie française« .

Et c’est difficile.

Autant j’ai réussi à me débarrasser des accents circonflexes qui ont disparu d’à peu près tous les « i » et les « u »:

on écrit désormais mu (comme déjà su, tu, vu, lu), plait (comme déjà tait, fait), piqure, surpiqure (comme déjà morsure) traine, traitre, et leurs dérivés (comme déjà gaine, haine, faine), et ambigument, assidument, congrument, continument, crument, dument, goulument, incongrument, indument, nument (comme déjà absolument, éperdument, ingénument, résolument).

« Cher Maître » devient donc « Cher Maitre »…

Autant également, je ne m’en sors pas trop mal avec les singuliers et les pluriels des mots empruntés (ils ont un singulier et un pluriel maintenant réguliers): un scénario, des scénarios; un jazzman, des jazzmans; un maximum, des maximums; un média, des médias, etc. On choisit comme forme du singulier la forme la plus fréquente, même s’il s’agit d’un pluriel dans l’autre langue. (Exception cependant, comme il est normal en français, les mots terminés par s, x et z restent invariables (exemples: un boss, des boss; un kibboutz, des kibboutz; un box, des box).

Mais j’ai plus de mal avec les traits d’union dans les nombres. On doit en effet écrire maintenant « elle a vingt-quatre ans, cet ouvrage date de l’année quatre-vingt-neuf, elle a cent-deux ans, cette maison a deux-cents ans, il lit les pages cent-trente-deux et deux-cent-soixante-et-onze, l’état lui doit sept-cent-mille-trois-cent-vingt-et-un euros. »

Et j’ai beaucoup de mal avec le participe passé du verbe « laisser » suivi d’un infinitif qui est rendu invariable: on doit écrire maintenant « elle s’est laissé mourir; elle s’est laissé séduire; je les ai laissé partir; la maison qu’elle a laissé saccager. »

Mais s’il y a un truc sur lequel je ne cèderai pas, c’est (sur ce blog) sur l’absence d’espace devant les signes « : » « ; » « ! » et « ? ». Je ne supporte pas que la mise en page automatique du navigateur poussent ces caractères à l’orphelinat en début de ligne. Et ne me parlez pas du caractère « espace insécable », l’éditeur de ce blog l’élimine lors d’une réédition de billet.

Et puis, considérez cela comme ma signature personnelle (dixit un expert judiciaire dans un débat sur mon identité réelle^^).

Alors, lorsque vous trouvez une faute sur ce blog, il s’agit soit d’une modification de la réforme de 1990 que vous ne connaissez pas, soit d’une faute de frappe, soit d’une faute volontaire, soit d’un manque de plasticité synaptique de ma part.

Maintenant, je peux aussi militer pour le retour à l’écriture d’avant la réforme de 1885 1835:

Ma foi, je connois le françois & les savans, les dents de mes parens, &c.

Non mais.

HADOPI rejetée

La loi « Création et Internet » a été rejetée aujourd’hui à l’Assemblée Nationale par 21 voix contre 15.
Pour l’instant…

[Vidéo YouTube supprimée par sa source depuis la publication de ce billet. Page d’origine archivée sur la Wayback Machine.]

Homme jouant de la trompette sur une embarcation bricolée dans l'eau

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Source Numerama.

Sic transit gloria blogui

Couverture du journal Vendredi.info avec articles sur Obama et les blogs de profsJ’ai été contacté par le journal Vendredi.info qui m’a demandé l’autorisation de reprendre pour publication le billet de mon blog intitulé « Internet, c’est pour le porno« .

Sur le coup, c’est très flatteur: je vais avoir mon nom comme signature d’un article dans un hebdomadaire! Mieux que de passer à la télé en sautant derrière un commentateur!

Mais comme beaucoup de personnes à l’égo démesuré, j’ai développé un certain sens de l’autocritique (contraint et forcé si je veux être accepté par mes vils contemporains), voire même un sens certain d’anticipation des catastrophes.

C’est pourquoi, je me suis dit presque aussitôt: pourquoi? Pourquoi moi?

Je n’ai pas trouvé de réponse pleinement satisfaisante à cette question:
ça y est, je suis quelqu’un d’important
enfin, mon génie est reconnu
pourquoi seulement maintenant
parce qu’un annonceur publicitaire a fait défaut
parce que le sexe, c’est vendeur
parce que la vérité, c’est vendeur
parce que la vérité, c’est ce qui compte par dessus tout
pour une bonne information du lecteur et son éducation

De toute façon, j’ai été confronté immédiatement à un autre problème de conscience: devais-je accepter la somme de 50 euros proposée comme paiement des droits d’auteur!

C’est que la somme n’est pas inintéressante.

Je pourrais payer 7 mois d’abonnement pour mon forfait téléphone portable (3 mois si c’est celui de ma fille ainée), ou 1.67224 mois d’abonnement tripleplay à internet.

Ou un petit gizmo comme je les aime tant: ici, ici ou

Seulement voilà, est-ce normal de toucher de l’argent pour un article écrit par plaisir, et disons le bien net, en amateur?

Non.

Ce blog n’est pas fait pour cela.
Je gagne de l’argent en travaillant (dur) pour mon employeur, je gagne de l’argent (virtuel) en travaillant pour les expertises judiciaires, et je travaille bénévolement comme élu dans ma municipalité.
Je ne tiens pas ce blog pour faire de l’argent (du moins pas pour l’instant;).

Alors? Que faire de cet argent?

Première idée: demander au journal Vendredi.info de le verser à une association caritative. Réponse faite: c’est compliqué comptablement, ce serait mieux si vous le faisiez vous-même.

Alors j’ai décidé d’abandonner mes droits d’auteur auprès de Vendredi.info, à la condition expresse qu’ils s’achètent une bouteille de champagne à la fin du bouclage et boivent à leur santé.

J’aurai une petite pensée pour eux vendredi prochain.
J’irai acheter ce journal exprès, pour ma gloire mon pressbook, en espérant que mon billet soit dedans.
JE vous recommande chaudement d’aller l’acheter vous aussi.

Je salue avec tout l’amour qui leur est du, tous les lecteurs qui viendront ici après avoir découvert mon blog dans ce journal.

Mon seul regret est de ne pas pouvoir le montrer à mes enfants et à mes parents…
Franchement, qui a écrit dans le journal: « Internet, c’est pour le porno »?!

Un email de ma fille

Bébé en pull rose souriant et jouant avec des câbles électriquesMa fille cadette s’appelle Dora Zythom, et nous habitons à Othar[1]. Ces deux points sont importants pour la suite de cette histoire qui n’a aucun intérêt quand on n’a pas d’enfant, et encore.

Comme son frère et sa sœur, elle a commencé à utiliser un ordinateur à 2 ans 1/2 (mon vieux Appel Mac IIsi avec un programme de dessin pour enfant qui s’appelle Beleu-Beleu et une grosse gomme qui balaye l’écran avec sa grosse langue). Elle surfe sur internet depuis l’âge de huit ans, protégée avant tout par ses parents, et un programme de contrôle parental en mode liste blanche.

Depuis quelques mois, à 11 ans, elle a eu droit à son premier site de jeu en ligne avec forum: equideow. Elle attend avec impatience le droit d’utiliser MSN avec ses amis (fin du CM2, dans quelques semaines). Elle attend aussi la disparition du chien policier (le programme de contrôle parental).

Depuis qu’elle utilise internet, je lui explique régulièrement qu’il y a parfois des personnes mal intentionnées qui se font passer pour ce qu’elles ne sont pas, etc, etc. J’espère que le message passe bien, sans trop savoir toujours à quel niveau mettre la barre (cela s’appelle l’éducation parentale, c’est flou, fractal et transcendant).

Je ne lui parle jamais des images pédopornographiques sur lesquelles je travaille régulièrement lors de mes expertises judiciaires.

Parfois, lorsque je rentre tard et qu’elle a quelque chose de pas trop important à me dire, elle m’envoie un email. Voici celui qu’elle m’a envoyé hier:


Papa,

J’ai un problème avec une fenêtre qui revient souvent qui parle de « Adon » ou quelque chose comme ça, mais je refuse à chaque fois.

Ah oui, sur le forum d’equideow, le pseudo DDD1789 que j’utilise d’habitude est pris, alors j’ai pris « Dora Zythom de Othar »

Bisous.


A la lecture de cet email, mon sang n’a fait qu’un tour!

Quoi, un pseudo avec son vrai prénom, son vrai nom de famille et en plus son lieu d’habitation!!!

Aussitôt, je suis monté la voir dans sa chambre.

En montant, je me demandais si j’allais faire « la grosse voix pas contente », « la grosse voix pas du tout contente » ou « la grosse voix très en colère ».

En franchissant sa porte, je la vois devant son ordinateur. Elle se retourne et me demande si j’ai bien reçu son email.

Devant son sourire désarmant (je suis un papa sévère en sucre), je réponds simplement « oui, mais… ».

Elle me regarde, voit ma mine en colère et me dit:

« Poisson d’avril! »

J’ai eu l’air fin.

Mais j’étais content quand même:

– elle n’avait pas fait cette erreur de choisir ce pseudo;

– elle savait que c’était une erreur de le faire;

– elle a le sens de l’humour;

– elle connait bien son papa.

J’ai passé une bonne soirée.

PS: Le problème de « Adon » était une alerte de Windows signalant que le « Adobe Player » n’était pas installé.

Ma fille: « Adon, Adobe, j’y étais presque 🙂 »

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[1] Othar est la capitale de Mars dans « Capitaine Flam«