Cryptologie

Un papier de Onur Aciicmez, Cetin Kaya Koc et Jean-Pierre Seifert a fait grand bruit dans le monde de la cryptologie.

En substance, il s’agit tout simplement d’une méthode permettant de craquer quasi-instantanément des codes sécurisés tels que ceux utilisés pour sécuriser les transactions sécurisées sur Internet.

Vous trouverez une très bonne présentation à cet endroit.

Un séisme en perspective ?

Que nenni si l’on en croit cette analyse critique

Bonne lecture.

SPAM mon amour

Il y a quelques années, j’ai acheté un nom de domaine pour mon usage privé.
Récemment, mon hébergeur m’a proposé de mettre en place des filtres anti SPAM.
En voilà une idée qu’elle est bonne !(me suis-je dit)
Je reçois environ 30 SPAM par jour sur mes adresses emails privées contre 5 messages réels. Tout ce qui peut faire baisser ce ratio est bon à prendre.
Ayant mis en place pour mon travail un système antiSPAM assez efficace (postgrey+SPAMassassin), je me dis qu’enfin je vais pouvoir bénéficier des dernières technologies de lutte antiSPAM.
Me voilà donc parti pour mettre en place des filtres via l’interface web proposée par mon hébergeur. Le principe est très simple: une partie détection, une partie action.
Dans la partie détection, je choisis « antispam, score supérieur à 100 » (100 quoi, je ne sais pas, mais il paraît que si un email atteint ce score, c’est un spam à 100%).
Dans la partie action, je choisis « refuser avec ce motif: j’aime pas le spam ».
Et paf, prend ça dans les dents!

Deux jours plus tard, bilan: catastrophe!
Je reçois un nombre incalculable de messages d’erreur. Evidemment, les SPAM utilisant des adresses de retour bidon, le filtre proposé par l’hébergeur n’avait aucun sens. En fait de technologie de pointe, le filtre est un bête retour à l’envoyeur, technique très frustre périmée depuis des lustres. Je modifie le filtre en mettant comme action « supprimer définitivement ».

Trop tard! Mon nom de domaine a été repéré par les spammeurs. Non seulement je continue à recevoir des SPAM, mais je reçois maintenant un nombre invraisemblable de messages d’erreur en provenance de serveurs de messageries m’indiquant que bons nombres de spammeurs utilisent dorénavant mon domaine privée comme adresse d’expéditeur ou comme adresse de retour.

Conclusion:
Je reçois depuis trois semaines environ 80 SPAM par jour contre 5 messages valables.

C’est Hirochima.

Heureusement, j’utilise « Thunderbird » comme logiciel de messagerie. Tous les SPAM sont repérés correctement et mis de côté.

J’envisage de plus en plus d’héberger mon nom de domaine sur mes propres serveurs pour pouvoir mettre en place une politique antiSPAM efficace.

Pour ceux que cela intéresse, je ferai prochainement un billet sur postgrey.

Le siècle des lumières

Etre expert judiciaire en informatique, c’est devoir être prêt à tout et devoir tout savoir sur tout.

Missionné dans un dossier où l’entreprise type « bulle internet an 2000 » avait mis la clef sous la porte, je devais analyser le contenu de tous les ordinateurs et en faire l’inventaire à fin de vente aux enchères. Accompagné du commissaire priseur disposant des clefs et de quelques informations de type « mots de passe » susceptibles de me faire gagner du temps, je me retrouve dans l’ex jeune pousse.

Je m’apprête à remplir mes missions quand soudain un horrible doute me prend.

Je me tourne vers le commissaire priseur :

« Y a-t-il de l’électricité ? »

« Non, le compteur a été coupé il y a plusieurs mois. »

« Et comment vais-je analyser le contenu des ordinateurs ? »

« Ben c’est vous le spécialiste. »

200 km pour rien, une journée de perdue.

Maintenant je sais quelle question il faut ajouter à ma « check list » d’avant expertise.

Bonjour, au revoir

Il arrive parfois que l’expert judiciaire soit victime d’un combat qui n’est pas le sien.

Les avocats ont informatisé pour la plupart leur cabinet.
Bien que parfois utilisés comme des machines à écrire évoluées, les ordinateurs y sont souvent utilisés au sein d’un réseau avec serveurs de fichiers, droits d’accès, serveurs d’impression, etc.
Et bien entendu, il arrive que cela ne fonctionne pas comme attendu.
Et parfois le sempiternel conflit entre un client (ici avocat) et son fournisseur informatique est porté en justice, avec demande d’expertise judiciaire.

Avant d’aller plus loin, je voudrais préciser quelque peu l’organisation d’une réunion d’expertise.
J’exerce sur mon temps libre, c’est-à-dire que je prends une journée de congé pour d’abord organiser la première réunion d’expertise, puis pour la faire. Organiser consiste essentiellement à trouver une date convenant à toutes les parties et à leurs avocats. Il faut donc commencer par faire le tour des avocats (par politesse) ou du moins leur secrétariat et trouver plusieurs dates possibles, puis faire le tour de leurs clients, et pour finir refaire le tour de tout le monde pour confirmer la date retenue. Certains avocats jouent le jeu, d’autres jouent la montre. Le juge a fixé quant à lui une date limite pour le dépôt du rapport qu’il me faut respecter. Une fois la date fixée, j’envoie les convocations aux parties et aux avocats (en recommandé avec avis de réception), j’informe le juge et je pose un jour de congé auprès de mon employeur, en espérant qu’il l’accepte.
Je prépare ensuite le dossier en survolant les pièces que les parties m’adressent. Je préfère en effet que les parties m’expliquent leurs pièces de façon contradictoire, plutôt que de travailler seul dans mon bureau avec le danger de me faire un préavis erroné. Je survole néanmoins le dossier pour savoir s’il va me falloir venir avec des disques durs, des appareils de mesure, des DVD vierges, des tournevis ou un appareil photo. J’avoue aussi que l’arrivée en terrain technique complètement inconnu m’effraie un peu.

Tout cela prend du temps.

Dans cette affaire, arrivé le premier sur le lieu du litige (un cabinet d’avocat donc), je suis reçu par le maître de céans. Une fois les courtoisies d’usage échangées, il m’informe en ces termes :
« Je crois, Monsieur l’Expert, que la réunion ne va pas durer longtemps ».
« Maître, je crains le pire. Ai-je commis une conn bévue ? »
« Vous verrez dès le début de la réunion. Je voulais néanmoins vous avertir par politesse. Je peux vous rassurer sur un point, c’est que vous n’êtes pas en cause. Je prendrai la parole après votre introduction. »
Toutes les parties arrivent les unes après les autres, deux avocats et leurs clients, accompagnés d’un expert informatique, pour la plupart venant de fort loin par des trains matinaux.
Commençant toujours les réunions à l’heure, j’entame mon introduction, surtout destinée à expliquer la procédure et mes missions aux clients (cela permet aux avocats retardataires d’arriver).
Je laisse ensuite la parole à l’avocat, hôte des lieux.
« Chères consœurs et chers confrère, vous n’êtes pas sans savoir que nos règles déontologiques nous imposent d’écrire un courrier au bâtonnier de l’ordre pour le prévenir qu’une affaire est en cours dans laquelle vous intervenez chez l’un de vos confrères.
Je vous demande de vous mettre en règle avec nos règles de déontologie. La réunion est donc terminée. Merci de sortir de mon cabinet. »

Stupéfaction autour de la table.
Tout le monde se tourne vers moi : « faites quelque chose Monsieur l’Expert ! C’est scandaleux ».

Je n’ai pu qu’expliquer que la réunion ne pouvait se tenir contre le gré du propriétaire des lieux, bien que plaignant.

Tout le monde est sorti en colère.
Je crois que c’était le but.
J’ai du réorganiser une nouvelle réunion.
J’ai beaucoup aimé.

Citations le retour

Citations attribuées à CHURCHILL

* Certains pensent que le chef est le loup à abattre, d’autre voient en lui une vache à lait, mais rares sont ceux qui voient en lui le cheval qui tire la charrue.

* Il n’y a aucun mal à changer d’avis. Pourvu que ce soit dans le bon sens.

* La critique peut être désagréable, mais elle est nécessaire. Elle est comme la douleur pour le corps humain : elle attire l’attention sur ce qui ne va pas.

* La Russie est une devinette enveloppé de mystère au sein d’une énigme.

* Le golf consiste à mettre une balle de 4 cm de diamètre sur une boule de 40 000 km de tour et à frapper la petite, non la grande.

* Le succès c’est d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme.

* Les économies, c’est très bien, surtout si vos parents les ont faites pour vous.

* Pour s’améliorer, il faut changer. Donc, pour être parfait, il faut avoir changé souvent.

* Si deux hommes ont toujours la même opinion, l’un d’eux est de trop.

* Sous le capitalisme, les gens ont davantage de voitures. Sous le communisme, ils ont davantage de parkings.

* Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté.

* Une pomme par jour éloigne le médecin, pourvu que l’on vise bien.

* [En réponse à une opposante politique qui lui avait déclaré à la radio :]

– Monsieur, si vous étiez mon mari, je vous ferais un café empoisonné

– Madame, si vous étiez ma femme, je le boirai.

Le distributeur de billet

Perdu dans mes pensées, poussant mon charriot dans la galerie marchande de ma grande surface favorite, j’entends une personne parler à un distributeur de billet.

Toujours prêt à me moquer de mes contemporains (j’ai un mauvais fond), je m’arrête à distance pour écouter la bêtise humaine:

Lui à la machine: « Et ça remarchera bientôt? ».

Aussi sec, la machine lui répond: « Je reprends mon service dans un quart d’heure ».

Stupéfait, je regarde aussitôt s’il n’y a pas un complice quelque part dans la galerie, des caméras cachées derrière les fleurs. Rien. Je reste à mon poste d’observation. Après tout, il y a bien des pompes à essence qui vous explique la marche à suivre.

Lui: « Mais j’ai des courses à faire ».

La machine: « Je ne peux pas répondre à cette question ».

Normal, l’intelligence artificielle n’est pas suffisamment développée aujourd’hui pour traiter des propos aussi éloignés de la spécialité de la machine. Amusé, je pousse donc mon charriot juste devant le distributeur « nouvelle génération ».

Un réparateur bien humain était installé à l’intérieur (derrière en fait) et faisait sa pause déjeuner avant de reprendre ses activités d’entretien. Il avait démonté tout l’arrière de l’appareil, et on pouvait facilement lui parler.

J’ai été très déçu.

PS: Quand j’ai raconté l’anecdote à ma femme, elle m’a tout de suite dit qu’il devait y avoir quelqu’un à l’intérieur. Je suis parfois très naïf.

Tribun du troisième age

J’aime les amphis.

Je veux dire, j’aime faire cours en amphi.

J’aime parler d’une voix forte en essayant d’intéresser mon auditoire.

Il n’en a pas toujours été comme cela…

Le jour d’obtention de mon DEA, ma directrice de recherche me demande de publier mon travail dans un colloque. Elle m’explique alors qu’il me faudra présenter mes travaux lors d’une intervention d’environ 15 mn devant un parterre de chercheurs. Particulièrement flatté, j’ai immédiatement accepté.

Quelques mois après, la date du colloque approchant, je commençais à me sentir dans des petits souliers.

Le jour J, j’étais terrorisé.

A l’heure H-1, j’assistais tétanisé à une furieuse altercation entre un chercheur du public et l’orateur qui me précédait.

Me voici sur l’estrade, face au public composé de 200 chercheurs du domaine où j’ai effectué mes (modestes) recherches.

Je commence mon intervention en parlant doucement dans le micro.

Immédiatement ma voix est couverte par celle d’un vieillard parlant en même temps que moi. Curieusement, cette voix chevrotante sortait des hauts parleurs de la salle. J’ai fini par comprendre que cette voix, c’était la mienne… J’ai stoppé mon discours, pris une grande inspiration et présenté mes excuses à la salle en leur indiquant qu’il s’agissait de ma première intervention publique.

Ma voix est redevenue normale (enfin presque) et j’ai pu poursuivre mon intervention.

Personne ne m’a agressé et tout le monde a applaudi (poliment).

J’en suis très fier.

Formation technique 12 décembre 2006

La CNEJITA (Compagnie Nationale des Experts Judiciaires en Informatique et Techniques Associées) organise une formation le 12 décembre 2006 à PARIS, 10 rue du Débarcadère sur les thèmes:
Matin (9h-13h): “Les saisies de données ou de programmes sur requêtes au civil ou en matière commerciale”
Après-midi (14h-17h): “Bonnes pratiques de l’expertise civile en matière de Technologies de l’Information et de la Communication (TIC)”

Avis à tous les experts judiciaires !

Citation

« L’erreur consiste à croire qu’une personne intelligente
n’est pas capable d’être bête »
Emmanuel BERL

Curriculum Vitae

Pour me dévoiler un peu plus, je vous livre « le cours de ma vie »:

Zythom
Age: entre 30 et 60 ans (selon les artères)
Marié, 3 enfants (deux filles, un garçon)

Expériences professionnelles :
1) Expert judiciaire en informatique depuis ma prestation de serment « près la » Cour d’Appel, je sais faire parler une imprimante à jet d’encre sympathique.
2) Passionné par la recherche en IA, j’ai participé à la programmation des réseaux de neurones de HAL dans 2001.
3) Informaticien depuis ma naissance, déjà tout petit je programmais ma TI57. Expert en Jacquard, Fortran, Cobol, Algol, Lisp, Snobol, Simula, Forth, Logo, Smalltalk, sicharp.
4) Spécialiste des vélos d’appartement sans selle, spéléologue, agoraphobe, capable de passer six mois seul dans mon bureau de 3m2 tout en communiquant avec ma famille par ordinateurs interposés, marié, trois enfants, j’ai le profil type pour être le premier homme à marcher sur Mars. Je m’entraine depuis vingt ans, alors quoi, contactez moi !

Formation initiale:
Ingénieur informaticien, je suis ingénieur informaticien.
DEA en logique temporelle.
Thèse connexionniste.

Expériences personnelles :
Membre du GGAG (Groupe des Gastronomes Amateurs de Gouffres)
Foot, Natation, Tennis, Aviron, Handball, Spéléologie, Pineau, TNT

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