Une expertise au jour le jour (4)

Cela fait deux jours que je ne peux pas continuer mon expertise pour cause de surcharge professionnelle. On ne peut pas aller à Paris pour une journée de travail (levé 4h du matin, train à 5h, réunion de 10h à 18h, train retour à 22h, couché à 23h), mener une vie familiale normale (une femme et trois enfants à bichonner quand même) et trouver les heures de concentration nécessaires pour mener à bien un travail d’expertise de qualité.

Une expertise mal faite peut briser la vie de plusieurs personnes.

Dans le cadre des recherches de photos avec des enfants, j’ai également toujours l’angoisse de passer à côté d’une photo d’un enfant disparu recherché par sa famille.

Demain samedi, je dois exceptionnellement travailler toute la journée. Il va donc falloir bloquer encore tout le dimanche pour continuer l’expertise actuelle.

C’est aussi cela, le travail d’un expert.

Une expertise au jour le jour (3)

Hier soir, premier tri manuel des données extraites du disque dur: 21 Go de photos et films tous pornographiques, et dont une grande partie concernant des mineurs de 15 ans. Deux heures de travail (21h-23h).

Parmi les missions qui m’ont été confiées, je dois préciser la proportion d’images concernant des enfants mineurs. Ceci va me demander d’étudier en détail chaque photo, et donc des jours et des jours de travail. Ce matin, j’ai donc contacté l’OPJ à l’origine du PV de missions pour lui faire part des avancées de mon expertise et lui proposer de limiter mes activités sur le classement des photos.

Surpris par ma demande dont la conséquence est de diminuer de façon importante ma future facture, il est parfaitement d’accord avec ma suggestion.

Je note tout ceci dans mon rapport (j’ai prêté serment d’accomplir ma mission, il s’agit d’expliquer pourquoi je la limite).

Je procèderai à la gravure (deux exemplaires me sont demandés) sur DVD de toutes ces données ce soir (10 DVD probablement).

A venir ensuite: étude des fichiers effacés, des navigations internet, étude des échanges sur messagerie, recherche d’informations pouvant intéresser l’enquête.

On verra ce qui pourra être fait ce soir.

Amphi wifi sans pile

J’ai assisté à une réunion dans mon entreprise sur le thème « comment permettre aux étudiants de suivre un cours basé sur l’utilisation de leurs ordinateurs portables en amphi ».

Très vite, la solution du Wifi est abordée par les participants qui se tournent alors tous vers moi.

  • « Pour équiper un amphi en Wifi, il n’y a pas de problème. On place plusieurs bornes sur des canaux différents pour couvrir tout l’amphi (il faut utiliser des termes techniques compliqués pour faire pro mais pas trop pour faire sérieux), et le nombre de canaux étant limité, il faut régler la puissance d’émission de chaque borne pour éviter de perturber les autres zones. Mais il y a un autre problème… »
  • Silence attentif mais ennuyé.
  • « Dites moi, les étudiants ont bien des cours de 2x2h le matin avec une pause d’1/4 d’heure? »
  • « Ben oui »
  • « Les batteries des portables ont rarement une autonomie effective de plus de deux heures, non? »
  • Silence très attentif
  • « Bon, ben, le problème, c’est qu’il faut équiper les amphis avec 250 prises électriques pour alimenter chaque portable. Dès que c’est fait, vous me le dites et on installe le Wifi ».

Cela a été une des réunions les plus courtes de ma carrière professionnelle (pour la réunion la plus courte de ma « carrière d’expert », voir ici).

Notez bien que ce problème sera peut-être résolu plus vite que l’on croit:

https://www.mypodcast.ch/~chroniques/Plugin/49-06-plugin.mp3

Après tout, les étiquettes RFID fonctionnent sur ce principe, ainsi que des souris sans fil et sans pile.

Les plus anciens d’entre vous connaissent déjà le poste à galène. A quand le portable à galène?

Ou alors, il faut obliger les étudiants à s’équiper de portables à manivelle.

Une expertise au jour le jour (2)

Bon, en rentrant hier soir, la copie était interrompue: le switch réseau n’a visiblement pas supporté le débit du transfert entre les deux PC.

Changement du switch, redémarrage de la procédure de copie sans la compression, réestimation du temps de copie: 9h. Euh, j’avais donc mal estimé le temps de la copie (hier j’avais calculé 3 jours…). On va dire que c’est à cause du switch défectueux.

La nuit passe.

Ce matin, tout est OK. La prise d’image s’est bien déroulée pendant la nuit: durée 27852s (à vos calculettes).

J’éteins la station d’accueil et range le disque d’origine.

Je fais une copie de l’image (2×160 Go: heureusement que j’inaugure mon nouveau DD de 400 Go!) et lance mes procédures automatiques de recherche d’images.

Il est 8h du matin, il faut aller travailler.

Suite des investigation ce soir après 21h… Et alors fini les automatismes, place à l’être humain!

Une expertise au jour le jour (1)

Hier dimanche, j’ai passé la journée enfermé à la maison dans mon bureau pour démarrer une expertise délicate. Je vais essayer d’en rendre compte ici au fur et à mesure.

Tout d’abord, pourquoi suis-je enfermé dans mon bureau?

Et bien il s’agit d’une recherche d’images pornographiques mettant en scène des enfants mineurs.

J’ai trois enfants, donc bureau fermé.

Première action: le rapport.

J’ouvre un rapport type, j’y place toutes les références de cette affaire, etc.

J’y retranscris les missions indiquées sur le PV, ce qui me permet de bien les étudier (je tape à deux doigts depuis toujours).

Tiens, il y a deux missions portant le numéro 5 sur le PV, une erreur de l’OPJ sans doute. Bon, je vais noter 5b la sixième mission pour ne pas décaler les autres numéros, afin de conserver une certaine lisibilité pour tous ceux qui vont avoir à lire la procédure.

Deuxième action: l’ouverture des scellés.

Il s’agit d’un lot de cédéroms et DVD, ainsi qu’une unité centrale.

Je vérifie que le contenu correspond bien aux étiquettes…

Patatra, l’étiquette du scellé mentionne 8 CD et 5 DVD, alors que je n’ai que 12 galettes. Après vérification, il manque bien un cédérom.

Bon, cela commence bien.

Je note ce problème dans mon rapport.

Troisième action: l’analyse des supports optiques.

Je procède en trois temps: étiquetage, analyse du support (nombre de sessions, type de données…) , transfert du contenu vers mon disque dur et analyse du contenu (décompression, recherche d’images et de films).

Je vérifie qu’il n’y a pas de session cachant des données.

Je procède à la récupération des données lorsque la gravure a été mal faite (erreur de redondance cyclique).

A chaque fois, je prends des notes directement dans mon rapport (partie intitulée « investigations techniques »).

Pour cette fois, l’impression des images n’est pas demandée dans les missions, mais leur gravure pour exploitation ultérieure.

Cela me prendra 6 heures pour l’étude des 12 supports optiques, totalisant trois milles images et 70 films, tous pornographiques.

Présence de nombreuses photos mettant en scène des mineurs, dont un grand nombre de mineurs de 15 ans.

Sale boulot.

Quatrième action: l’analyse de l’unité centrale.

J’ouvre l’unité centrale pour étudier visuellement son contenu.

Il n’y a qu’un seul disque dur, mais il fait 160 Go.

L’analyse promet d’être longue…

Je vérifie que les différents lecteurs (optiques, disquette, cartes mémoires) sont vides.

Je débranche le disque dur.

Je boote et entre dans le BIOS pour noter les date et heure, et forcer le boot sur « cédérom exclusif ».

Je rebranche le disque dur et boote sur un cédérom « maison » Linux.

Le disque dur est constitué de deux partitions (la première est cachée et sert aux réinstallations systèmes, la deuxième est NTFS).

Mauvaise nouvelle: mon cédérom « maison » Linux ne reconnait pas la carte réseau intégrée de cette carte mère.

Je démonte donc le disque dur et le place sur une station d’accueil « maison ».

Reboot (sur la station d’accueil donc) et copie bit à bit du disque dur à travers le réseau vers mon PC de travail.

Estimation du temps de copie (et compression): 3 jours!

Il est 22h.

Je vérifie que tout est en ordre pour fonctionner (onduleur, cables, etc).

Je suis fatigué.

L’expression « des images plein la tête » n’est pas toujours positive.

La suite dans trois jours (au mieux)…

Charte informatique

Lorsque j’ai mis en place la messagerie et l’accès internet dans mon entreprise, j’ai été confronté à la question de ma responsabilité et de celles de mes utilisateurs. J’ai été confronté également au problème du contrôle et du respect de la vie privée.

J’ai alors mis en place une charte informatique, présentée au Comité d’Entreprise et jointe au règlement intérieur.

Depuis, j’ai été confronté, par le biais de mes expertises, à de nombreuses chartes plus ou moins bien faites, parfois illégale voire liberticide.

J’ai également eu à travailler récemment avec d’autres responsables informatiques sur la question. Voici le fruit de nos réflexions.

Si vous devez rédiger une charte informatique pour votre entreprise:

1) Contactez un avocat et travaillez avec lui sur toute la problématique.

2) Si votre entreprise ne vous permet pas de passer par un avocat (insistez bien quand même), vous pouvez procéder comme suit.

Attention, je ne suis pas juriste!

Premier passage obligé: le site de la CNIL.

3) Les lycées et Universités ont mené à bien plusieurs réflexions sur ce thème, et il est toujours bon de s’y référer, même dans le monde de l’entreprise.

4) Enfin, la jurisprudence aide beaucoup pour étudier des cas concrets.

[EDIT du 17/01/2018 : suppressions des liens obsolètes]

L’ensemble de ces liens ne demande qu’à être complété. N’hésitez pas à me faire part de vos avis, liens et documents intéressants, ils viendront s’ajouter à ce billet en correction perpétuelle.

J’espère que cela aidera certains d’entre vous.

Prix acces internet 100 Mb/s

Je viens de renouveler mon contrat d’accès à internet pour la modique somme de 62174.19 euros TTC par an (soixante deux mille cent soixante quatorze euros et dix neuf centimes).

Mais attention, c’est pour un débit de 100 Mb/s symétrique (upload ET download)…

Jaloux, non?

Ah, j’oubliais, c’est pour mon établissement d’enseignement supérieur, c’est sur RENATER (voir les tarifs ici) et ce n’est pas moi qui paye.

Je sens que je vais aller travailler le dimanche moi…

Je sauvegarde mais j'ai tout perdu quand même

Pour faire suite à mon précédent billet sur les sauvegardes, une petite anecdote d’expertise:

Une entreprise poursuit son prestataire informatique suite à la perte de quatre mois de données clients (bons de commandes, bons de travaux, factures…).

Les faits:

  • une sauvegarde du serveur est faite tous les jours;
  • deux bandes sont utilisées alternativement (jours pairs et jours impairs);
  • un jour, pendant la sauvegarde, le serveur plante avec un écran bleu de la mort;
  • le prestataire, contacté par téléphone, conseille de redémarrer le serveur et de voir s’il fonctionne correctement;
  • une fois redémarré, le serveur fonctionne correctement et est utilisé normalement par l’entreprise;
  • le lendemain, le serveur replante de la même façon lors de la sauvegarde;
  • cette fois-ci le serveur ne redémarre plus, son disque étant HS.

Si vous avez bien suivi les faits, les deux plantages du serveur ont eu lieu à chaque fois pendant la sauvegarde, deux jours de suite. Il n’y a donc aucune sauvegarde fonctionnelle, puisqu’à chaque fois les sauvegardes ont été écrasées par les nouvelles sauvegardes non terminées.

Le disque étant HS, l’entreprise n’a plus de donnée !

Sa seule solution a été de restaurer les données conservées lors de la clôture de son année comptable, quatre mois auparavant et de saisir à la main toutes les données dont une trace papier a pu être retrouvée. Imaginez si 11 mois s’étaient écoulés depuis…

Interrogé par mes soins, la personne responsable des sauvegardes m’a indiqué que le prestataire avait émis l’hypothèse (parmi d’autres) que la bande utilisée pouvait être défectueuse et être responsable du plantage du serveur. C’est pourquoi la deuxième bande avait été utilisée (en plus, il s’agissait de la bande du jour).

Conclusion:

Je ne rapporterai pas ici le contenu de mon rapport qui reste confidentiel, mais plutôt quelques leçons que l’on peut tirer de cette mésaventure:

  • il faut faire des sauvegardes des données importantes;
  • en cas de destruction (même partielle) d’une sauvegarde, il faut immédiatement mettre de côté les sauvegardes précédentes;
  • les sauvegardes « jours pairs/jours impairs » sont très insuffisantes. Il faut privilégier des schémas de sauvegarde plus efficaces (complète, incrémentale, différentielle…);
  • il faut être conscient qu’un disque dur peut lâcher d’un coup
  • il faut former ses équipes aux bons réflexes.

Ces remarques sont valables tant pour un particulier que pour un chef d’entreprise, pour une entreprise individuelle comme pour une multinationale.

J’espère avoir fait peur à tout le monde.

Sauvegardez vos données !

Mes étudiants viennent souvent me voir pour une panne de disque dur de leur ordinateur personnel.

Plusieurs de mes expertises judiciaires concernent des entreprises qui ont perdu des données vitales suite à une panne de disque dur sur leur serveur.

Dans tous les cas, je propose à mon interlocuteur d’acheter un nouveau disque dur et de restaurer les données à partir des dernières sauvegardes effectuées.

Et presque à chaque fois, la réponse est la même: « je ne sauvegarde pas mes données » ou « mes sauvegardes sont périmées ».

Vous qui avez fait l’acquisition à Noël d’un bel ordinateur, vous qui avez fait 200 photos numériques par jour pendant les dernières fêtes, vous qui conservez plusieurs années de photographies numériques originales bien classées sur votre disque dur: SAUVEGARDEZ VOS DONNEES!

A quel prix estimez-vous la perte totale et définitive de vos données?

Cela n’a pas de prix.

Combien coute un cédérom ou un DVD vierge?

Rien ou presque rien.

Gravez un DVD chaque fois que vous prenez des photos lors d’une occasion mémorable. Complétez le DVD avec toutes les anciennes photos, de manière à ce qu’une photo soit présente sur plusieurs DVD. Indiquez sur le DVD son contenu et la date de gravure pour retrouver rapidement une donnée perdue. Rangez le dans un classeur de DVD dédié à cet usage.

Ceux qui souhaitent pouvoir effectuer des sauvegardes rapides et faciles peuvent y dédier un vieil ordinateur en suivant ces consignes.

Vous pouvez aussi vous astreindre à un reformatage complet de votre ordinateur tous les mois. Cela dégage les bronches et force un méga ménage mensuel. Au moins faites le avant d’être obligé de le faire.

Particulières, particuliers, sauvegardez vos données!!

Et arrêtez de venir me voir pour vous plaindre d’avoir tout perdu lors d’un crash de disque dur…

Jargon technologique

L’informatique est un domaine où fleurissent les noms techniques, les nouveaux concepts, les sigles, les faux amis, les anglicismes…

Ex: DOS, DDOS, ICP, PKI, IDS, BLOG (aphérèse de weblog)…

Il y a aussi des exemples plus amusants: COBIT, concaténation, LAMP, ROI, SPICE, bandothèque, SAS, AJAX, CAF, ESB, méthodes agiles, OASIS, INFINIBAND…

Pour plus d’informations, achetez le numéro du « Monde Informatique » n°1139 du 15 décembre 2006 qui contient le glossaire 2007 à garder sur un coin de son bureau.

Tout cela m’amène en des temps maintenant lointain où j’apprenais le dur métier d’ingénieur. Pour ce faire, il fallait effectuer un stage que l’on appelait à l’époque « stage ouvrier ». J’ai été embauché pour un mois comme « ouvrier spécialisé niveau 2 aide câbleur » dans une entreprise de réalisation d’armoires électriques.

1er jour: à mon arrivée, le contremaitre me donne les plans électriques d’une armoire, ma caisse à outils, me montre mon établi et me dit: « Bon ben allez, au boulot… ». Il n’avait pas compris que j’étais étudiant, que je n’avais jamais vu de plan électrique d’armoire industrielle de ma vie, que je n’avais jamais fais de câblage, et que j’étais incapable de remplacer au pied levé l’ouvrier parti en vacances.

1ère semaine: découverte des outils, apprentissage de leur maniement. Le métier rentre un peu, les ouvriers se décontractent (ils pensaient que j’étais le fils d’un col blanc de l’entreprise) et commencent à m’aider.

2e semaine: je suis complètement intégré dans l’équipe. Je découvre les noms des outils, je travaille en binôme avec un ouvrier qui m’apprend le métier: « passe moi le [nom d’une marque] de 15 avec un collier [nom d’une marque] ».

« perce un trou de 5 avec la [nom d’une marque] ».

J’étais donc souvent en train de chercher dans ma caisse un outil pouvant ressembler au nom barbare qui m’était donné.

Je venais de percer un trou dans le plafond d’une armoire, quand je me suis rendu compte que j’avais mal effectué ma mesure et que le trou n’était pas tout à fait au bon endroit (mais pas loin). Je me tourne donc vers mon camarade de travail et lui demande s’il n’y pas un outil permettant de « déplacer le trou », c’est à dire de l’ovaliser suffisamment afin qu’il se trouve au bon endroit.

Il réfléchit et me dit « tu n’as qu’à utiliser une lime [nom barbare] ».

Je cherche dans ma caisse et lui dit que je n’ai pas de lime. Il jette un coup d’oeil et me dit d’aller voir le magasinier.

Je vais voir le magasinier qui cherche alors dans son stock d’outils et me dit qu’il a déjà prêté cet outil à untel.

Je vais voir untel qui cherche dans sa caisse et se souvient d’avoir donné cette lime à truc.

Après avoir été baladé pendant une demi-heure (je suis très patient) dans toute l’usine, me voici dans l’atelier des femmes à demander à la cantonade: « personne n’a une lime A EPAISSIR par hasard, j’en cherche une depuis une demi-heure et on m’a dit que vous en aviez ».

Toutes les ouvrières se sont mises à rire, et l’une d’entre elle m’a expliqué qu’une lime à épaissir, et bien cela n’existe pas…

En revenant, j’ai du retraverser toute l’usine, et j’ai vu beaucoup d’ouvriers dans les différents ateliers qui souriaient franchement en me voyant.

J’étais profondément vexé, mais tout a disparu quand l’ouvrier qui avait initié la blague m’a tapé un grand coup dans le dos en me disant: « t’en fais pas, moi on m’a fait chercher à mes débuts un marteau à bomber le verre ».

J’ai retenu plusieurs leçons de cette petite mésaventure:

– il faut toujours réfléchir et se méfier des apparences (« à épaissir », ce n’est pas le nom barbare d’une marque inconnue);

– « ceux qui savent » sont toujours prêts à se moquer de « ceux qui ne savent pas »;

– il faut se méfier de ceux qui utilisent en permanence un jargon technologique;

– les femmes sont les seules à rire franchement de vous quand vous êtes ridicules.

J’ai appris depuis quelques noms d’outils intéressants:

le niveau à bulle fixe,

la bobine de ligne de mire,

l’échelle à poser les plaintes,

le bidon d’huile de coude,

le pot de peinture écossaise,

le bâton d’oxygène,

le pied de biche en plastique,

le creuset en étain,

l’élastique métallique,

le câble de frein moteur,

la boite d’étincelles,

l’échelle de carreleur,

l’extincteur à essence,

le briquet à éteindre,

la lampe à obscurcir,

le marteau pour taper dans les coins,

le hachoir à farine…

Remarquez: il y a bien le bouton « démarrer » pour éteindre l’ordinateur…