De la spéléo sur Mars !

Depuis l’écriture de ce billet, vous savez que je suis un ancien pratiquant de la plus belle activité d’exploration qui soit: la spéléologie.

Vous avez lu ici sur mon CV, que j’espérais toujours participer à l’aventure spatiale de la conquête de Mars…

Et bien les choses se précisent avec la découverte des premières cavernes sur Mars!!

Amis lecteur, si tu travailles pour une agence spatiale (USA, Russie, Europe, Chine, Japon, Inde, Canada, Ukraine, Algérie, Brésil, Israël, Maroc, Corée, Nigeria, Tunisie, Azerbaïdjan, Pakistan, Taïwan, Australie…) et que tu recherches un candidat pour un vol spatial d’un an enfermé dans une boite avec comme seul lien vers l’extérieur un ordinateur, alors JE SUIS LE CANDIDAT IDEAL.

Merci de faire suivre à qui de droit.

Le mythe de l'expert judiciaire

Qu’est-ce qu’un expert judiciaire?

Pour le magistrat, c’est un technicien (un homme ou une femme compétant en technique) capable de l’éclairer sur une partie technique d’un dossier.

Pour l’Avocat, c’est une personne reconnu dans le domaine où il exerce s’il dépose un dossier favorable à son client, c’est un inconnu ignare des choses de la justice s’il dépose un dossier défavorable à son client.

Pour le particulier, c’est celui qui va lui faire gagner son procès.

Pour le grand public, c’est une personne qui sait tout sur tous les aspects de son domaine, c’est un généraliste qui en sait autant que tous les spécialistes réunis (un geek quoi…)

Pour l’Officier de Police Judiciaire, c’est quelqu’un qui va pouvoir faire avancer son enquête rapidement, mais qui coûte très cher.

Pour l’Huissier, c’est quelqu’un qui coûte cher et dont il peut se passer (au moins pour le domaine informatique) car l’informatique c’est facile (lire cette anecdote)

Pour la télévision, c’est une bande de copains/collègues/amis-mais-pas-plus capable de « faire parler » un écran informatique – parce que vous savez, si les écrans pouvaient parler, ils en auraient des choses à dire. Le tout bien sur avec des ordinateurs dotés d’interfaces graphiques 3D dignes de « Minority Reports » et capables de vous agrandir le visage pris par la caméra de surveillance, ou de reconstituer la scène du crime en 3D et en quelques clics.

Pour moi, un expert judiciaire, c’est ça, ça et ça. Cela pourrait être aussi ça.

Pour les autres experts, c’est un confrère ou une consoeur, car nous sommes une grande famille.

Expert judiciaire ou expert de justice ?

La Fédération Nationale des Compagnies d’Experts Judiciaires (FNCEJ) s’appelle maintenant Fédération Nationale des Compagnies d’Experts de Justice

Par extension, la fédération recommande de ne plus dire « expert judiciaire » mais « expert de justice ».

Si un lecteur expert connait la raison de ce changement de nom, qu’il m’adresse les documents ou liens à mon adresse email (indiquée en haut à droite sur ce blog), ou en commentaire de ce billet.

En attendant, les textes des différents codes utilisant toujours l’appellation « expert judiciaire », je m’en tiendrai là.

Amis experts heureux détenteurs de sites web, attention aux mots clefs de vos référencements…

A suivre peut-être?

PS: pour mon ami le robot de google: Expert de Justice, expert de justice, EXPERT DE JUSTICE, « expert de justice », « ExPeRt De JuStIcE » 🙂

Google is my friend

Vous avez du remarquer mon goût pour les outils google.
En fait, il s’agit surtout d’une grande paresse de ma part: leur moteur de recherche est rapide, google maps m’enchante, leur système d’hébergement de blog me suffit (il n’y a rien à faire!), et leur système d’analyse des stats web google.com/analytics me satisfait pleinement.

D’ailleurs, je viens de faire un tour dans google.com/analytics pour me rendre compte que j’en utilise à peine 1%. En fait, je me contente de regarder la page d’accueil avec les courbes d’audience et la synthèse géographique.

Car je suis un grand voyageur en chambre:
– bonjour à toi visiteur de la région de Wan Chai (Hong Kong, Chine)
– salamalékoum, égaré de Doha (Qatar)
– bienvenu habitant de la région de Petit-Bourg (Guadeloupe)
– salut à toi, bienheureux de Nouméa (Nouvelle Calédonie)…

Merci de votre passage sur ce modeste blog pour m’avoir permis de voyager un peu!

Hasta la vista !

Bon, je sais, le titre est un peu facile… Mais c’est vrai que je viens de recevoir mon nouveau PC avec Windows Vista pré-installé. Alors j’ai un peu joué avec, j’ai regardé les différentes coutures et recherché les innovations.

J’ai également beaucoup lu sur internet d’articles testant différents aspects de Windows Vista. Je vous invite d’ailleurs à lire ce billet de Bertrand Lemaire qui a testé Vista “en tant qu’utilisateur lambda”. Un petit extrait auquel j’adhère parfaitement:

Pour commencer, le système est d’une lourdeur incroyable qui consomme des ressources considérables. Une machine “ordinaire” ne peut pas être installée avec Vista dans des conditions acceptables pour l’utilisateur et une machine haut de gamme (et donc chère) risque de gros soucis de pilotes pour ses composants récents.
Cela, inutilement, puisque, objectivement, il n’y a pas d’innovation. Je rappelle que “l’invention” est une simple nouveauté tandis que l’innovation est une invention utile et utilisée. Vista possède des inventions, c’est sans doute difficile à contester, du moins par rapport à Windows XP (pas forcément vis-à-vis de MacOS ou de Linux). Mais des innovations vraiment pertinentes et apportant une valeur ajoutée à l’utilisateur, j’en cherche toujours.
Ce soir, je désinstalle Windows Vista pour y mettre le Windows XP de mon ancien poste (et une Debian avec Beryl sur mon ancien PC). Au passage, je vais essayer de mesurer les performances avant/après de la machine. A suivre…

PS: Au passage, je vais installer cette interface graphique. J’en ai déjà mal aux bras.

Un week-end pour m'enterrer

Je vais mourir un vendredi.

Pas n’importe quel vendredi, celui du 15 mai 2037.

Ce n’est pas moi qui l’invente, c’est écrit ici sur Internet, donc c’est vrai.

Avantages:

– c’est loin.

– c’est une veille de week-end, donc mon enterrement ne gênera pas mes proches dans leur travail.

– je vais pouvoir prendre tous les risques

– trente ans d’informatique, cela risque d’être intéressant.

Inconvénients:

– trente ans, en fait, ça va vite passer.

– si je prends tous les risques et que je me transforme en légume, trente ans de jardinage, c’est un peu long pour mes proches.

– sept élections présidentielles, c’est beaucoup.

Bon, quatre avantages pour trois inconvénients trouvés en cinq minutes, c’est bon signe.

A votre santé !

Formation technique sur l'expertise pénale en informatique et techniques associées

Cette formation d’une demi-journée aura lieu le jeudi 29 mars 2007 de 14h à 18h à la 1ère chambre de la Cour d’Appel de Paris (Palais de Justice, 4 Bd du Palais 75005 Paris - Métro : Châtelet ou Pont-Neuf).

Elle est organisée par la Compagnie Nationale des Experts Judiciaires en Informatique et Techniques Associées (CNEJITA) sous l’égide du Centre de formation des experts judiciaires du ressort de la Cour d’Appel de Lyon.

Programme de la demi-journée (je cite):

À l’occasion de la présentation des conclusions du groupe de travail « Expertise pénale » de la CNEJITA, apporter des informations concrètes sur les missions d’expertises pénales en informatique et nouvelles technologies pour contribuer à l’amélioration de la démarche judiciaire mais aussi débattre avec les participants.

90 euros pour un membre de cette compagnie, 130 euros sinon.
Vous pouvez contacter la compagnie via son site web.

J’ai déjà assisté à des formations organisées par cette compagnie et ai toujours été pleinement satisfait de la qualité des intervenants.
Allez-y !

Photos d'écran

Je narrais naguère ici-même une anecdote où le « soupçonné coupable » avait omis de vider la corbeille informatique de son bureau Windows, par méconnaissance de son mécanisme.

J’alimente aujourd’hui la rubrique « Anecdotes expertises » avec une affaire où mon travail a été grandement simplifié par un coup du sort.

Il s’agit d’une affaire de pédophilie supposée. Le suspect est en possession d’un ordinateur et ma mission (et je l’ai acceptée) est de faire « parler » cet ordinateur.

Me voici en train d’étudier une copie du disque dur.

Or, l’une des premières choses que je fais lors d’une analyse de disque dur, est de me promener au gré de mes envies (j’allais dire mon instinct comme à la télé) dans les différents répertoires, avant de lancer les chiens scripts d’analyse.

« Tiens, un répertoire nommé << vrac piratés >> »

« Tiens, un autre qui s’appelle << superteensk13 >>… »

Bref, je flâne.

C’est alors que je tombe sur un répertoire intitulé « print screens » contenant environ 5000 photos. Je regarde quelques unes de ces photos, ainsi que les dates de création des images: il s’agit de photos d’écran.

Le suspect avait installé un logiciel de copie d’écran automatique: une photo de l’écran était prise toutes les 10 minutes et copiée dans ce répertoire! Le sort avait voulu que le suspect ne le désinstalle pas, ne sachant probablement pas ce qu’il avait installé!

J’ai ainsi pu avoir sans me fatiguer et de façon assez détaillée l’utilisation de cet ordinateur (parties de solitaire incluses, sans jeu de mots), les contenus des cédéroms qui ont été gravés, les impressions, les webmails, etc.

Et effectivement, cela valait le détour!

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Un kilo plus lourd

Question à deux euros: pourquoi mon disque dur de 400 giga-octets ne vaut-il que 372 giga après formatage?

Les informaticiens aiment les puissances de deux.

Ainsi, les préfixes du système international kilo, méga, giga etc. ont été légèrement modifiés en informatique: les puissances de dix ont été remplacées par les puissances de deux les plus proches. Par exemple, un kilo octet (Ko) vaut 1024 octets (2 puissance 10) au lieu de 1000 octets. Un méga octet vaut 1024 Ko, etc.

Alors? Un kilo informatique est plus lourd qu’un kilo de ce que vous voudrez…

Les organismes de normalisation étant faits pour normaliser, en 1998, les choses se sont clarifiées avec l’apparition des kibi, mébi et gibi… Sauf que personne ne s’en sert et que les informaticiens continuent à utiliser kilo, méga et giga avec leur propre sens.

Il faut dire que parler de kibibit au lieu de kilobit n’est pas chose aisée…

Les fabricants de disques durs sont revenus aux préfixes du système international. Ainsi, lorsque vous lisez l’étiquette d’un disque dur, la capacité indiquée est donnée en puissance de dix. Par exemple: 400 Go signifie 400 milliards d’octets.

Pas un de moins.

400 Go

= 400 000 Mo

= 400 000 000 Ko

= 400 000 000 000 octets.

Si l’on convertit cette quantité en unités « puissances de deux », on trouvera:

400 000 000 000 octets

= 390 625 000 Kibioctets (1 Kio = 2 puissance 10 octets soit 1024 octets)

= 381 470 Mébioctets (1 Mio = 2 puissance 20 octets soit 1024 Kio)

= 372 Gibioctets (1 Gio = 2 puissance 30 octets soit 1024 Mio)

Mais les systèmes d’exploitation continuent eux de parler comme les informaticiens. Et donc utilisent les anciennes abréviations (Ko, Mo et Go).

C’est pourquoi votre disque dur de 400 Go est donné pour 372 Go (il faudrait en fait lire 372 Gio).

Personne ne vous a volé un millibit!

Pas ici

Mon beau-père, à la question « Qu’auriez-vous souhaité être que vous n’avez pas été? », m’a répondu:

« J’aurais aimé être célibataire… »

Je précise à l’intention des membres de ma famille qui lisent ce blog que mon beau-père regardait alors son épouse en souriant.

Dans la bonne humeur générale, je me tourne alors vers ma fille aînée et lui dit:

« Ne rie pas, car tu ne serais probablement pas ici ».

Elle réfléchit un peu et comprend que sa mère ne serait (probablement) pas née, et donc elle non plus.

Elle me regarde alors et me dit:

« Dans ce cas, tu ne serais pas ici non plus! ».

Interloqué, je réfléchis à mon tour. Je comprends alors qu’elle voulais me dire que si je n’avais pas rencontré ma femme, je n’aurais pas vécu la vie que j’ai vécu et donc que je ne serais physiquement pas présent autour de la table.

Espace-temps quand tu nous tiens…

Ma fille de 13 ans a tout compris.

J’en suis très fier…